« Valeur travail », et bien on l’aura entendue cette expression ! curieusement la particule « du » a disparu et on  a très peu parlé de la « valeur du travail » ! Ce qui est d’autant plus curieux dans une société de marché ou tout se vend et tout s’achète. Il faut croire que pour les marchands du marché, cette « valeur » a intérêt à ne pas être trop « évaluée » puisque plus elle sera basse, meilleur sera le « marché ». Stupéfiant aussi que personne n’ait vraiment rétorqué à l’affirmation « travailler plus pour gagner plus » s’adressant de façon non dissimulée à ceux qui ont des bas salaires, que cela revenait à carrément accentuer ce qui revient à de l’esclavage : si vous voulez manger un peu plus, travaillez plus et encore plus (dommage que l’on n’ait plus le fouet !).

C’est tellement stupéfiant, il est tellement stupéfiant que ce sont les esclaves qui vont justement voter pour celui qui va leur en demander encore plus, que les questions que soulèvent cette élection sont plus graves que tout ce que l’on pourrait imaginer.

Il est curieux que le mouvement Freinet organise son congrès en août 2007 sur le thème : « La pédagogie Freinet, pédagogie du travail, une pédagogie de rupture pour une école populaire » ! J’ai commis un texte à sa demande pour sa revue interne : http://perso.orange.fr/b.collot/b.collot/travail.htm . C’est le hasard. Mais comme les congés payés avaient reposé le terme de « travail » dans un nouveau contexte (la pédagogie Freinet est éne dans les années 20-30), la RTT à son tour a posé un nouveau contexte dans lequel il faudrait situer le mot « travail », ce qui, manifestement, risquerait de perturber l’économie de marché et surtout perturber le semblant de morale sur laquelle elle feint de s’asseoir.

Mais j’en resterai à la pédagogie ! allez voir le texte.