Devoirs à la maison : illégal !
"Je sais bien que ton papa n'est pas d'accord, mais c'est comme ça" : propos tenus lors de la rentrée à mon fils (9 ans) par son institutrice annonçant qu'ils auraient à faire des devoirs. Ce n'est pas ce que vous auriez dû dire, madame l'institutrice, le propos exact aurait été "je sais bien que c'est illégal, mais je m'en fiche".
Cela fait plus d'un demi siècle que cette interdiction existe, que tous les constats, recherches, statistiques la confirment. A tel point, que même les ministres réformateurs en marche arrière de la dernière décennie n'ont pas osé l'abroger, alors que cela leur aurait mis la majorité des enseignants et des parents dans leur poche.
Même au collège : une toute récente enquête américaine menée sur 25 000 élèves de 12 ans dans 1 032 écoles, constate que les devoirs à la maison, non seulement ont "peu d'effet ou pas du tout", y compris la mémorisation de leçons, mais creusent un peu plus les inégalités. Prudemment, ils disent "d'un point de vue politique, il est prématuré de conclure que l'augmentation de la somme de travail du soir est le levier à activer pour accroître l'efficacité du système !!" (www.unlv.edu/projects/RePEc/pdf/0907.pdf)
Constatés sans relàche comme inutiles, nocifs tant aux points de vue cognitifs, psychologiques, sociaux tout aussi bien que de celui de la santé, interdits, la majorité des enseignants continue imperturbablement à distiller ses devoirs, la majorité des parents à l'accepter passivement ou à l'approuver. Si on peut avoir quelque clémence pour les seconds en mettant en avant leur ignorance, il n'en est pas de même pour les premiers, qu'on les considère comme des fonctionnaires ou comme des professionnels.
Comme fonctionnaires, il est pour le moins curieux qu'ils s'asseoient sans état d'âme sur des instructions officielles alors que, dans le même temps, ils se réfugient prudemment derrière elles (base élève, évaluations, réglement, réglement...). Il est tout aussi curieux que leur hiérarchie qui n'hésite pas à sanctionner au moindre écart qui met en cause son autorité souveraine et l'application tâtillonne de ses instructions, ferme les yeux sur des actions reconnues comme nocives pour les enfants. Il est vrai que personne n'a encore été traîné en justice pour ce fait qui relève de la mise en danger des enfants ! Toute proportion gardée, mais la proportionnalité dans ce domaine et appliquée à des millions d'enfants est d'une appéciation élastique.
Comme professionnels, il est tout aussi curieux que les enseignants ne soient pas au courant d'un demi siècle de constats, y compris dans les pays portés aux nues pour l'efficacité de leur système éducatif... sans devoirs et sans stress. Curieux qu'ils n'aient pas constaté qu'aucun devoir n'a sorti un élève des difficultés pour lesquelles ils sont soi disant donnés. Bien au contraire. Dans le domaine de la santé, dans n'importe quel autre domaine, on appellerait cela de l'incompétence, voire de l'indigence. Et on entendrait, peut-être mais pas sûr, ministres et politiques s'égosiller dans toutes les tribunes. Peut-être aussi (mais ce n'est pas plus sûr) nos intellectuels moralistes habituels.
Ce qui est tout aussi curieux, c'est que donner des devoirs, donc prolonger l'école au-delà de ses heures obligatoires, empiéter dans le domaine familial, c'est reconnaître de facto l'échec professionnel pendant le temps scolaire. De très nombreux parents m'écrivent qu'à la maison, pour faire faire cette corvée obligatoire, il faut qu'ils expliquent... ce qui n'a pas été compris en classe ! Parfois, ce sont même des punitions que l'enfant doit accomplir à la maison, probablement pour que le père ou la mère rajoute une couche d'opprobe ! Et je suppose que les enseignants ne toléreraient pas que, d'une manière ou d'une autre, les élèves et les parents s'immiscient quotidiennement dans leur espace personnel ou familial !
On nous dit : "mais c'est un moyen de tenir les parents au courant, d'établir une relation". Si c'est le seul moyen dont l'école dispose pour établir une relation, alors c'est dramatique pour l'école et ceux qui y occupent une fonction. Et c'est révélateur du gheto qu'elle constitue et dans lequel elle se complaît.
On nous dit aussi "pour les préparer à la masse de travail qu'ils vont avoir au collège" Raisonnement des plus étonnant : là, c'est cette fois la quasi totalité des parents qui constate que ce qui est demandé aux enfants à partir du collège est démesuré. Depuis des années une grande partie du corps médical tire les sonnettes d'alarme sur l'atteinte à la santé des collégiens du fait de la prolongation sans fin et inutile d'une journée de travail. Alors, parce que les enfants vont avoir à subir une incroyable absurdité maintenue par simple tradition, il faudrait leur faire subir avant les préjudices qui les attendent ? il n'y a plus qu'à les enfermer dès la naissance !
Il n'empêche qu'il y a un interdit. Si cet interdit est jugé contestable, j'admets que l'on puisse demander son abrogation, mais en attendant, on l'applique. Comme le font les partisans de la peine de mort, ceux contre l'avortement... On peut penser que fumer un pétard n'est pas dangereux, on peut militer pour la légalisation du cannabis, mais en attendant, si on se fait prendre on est sanctionné et pas une personne disposant d'une fonction d'autorité ne se permettrait d'en distribuer, même si elle pensait que ce n'est pas dangereux.
Alors ? les devoirs à la maison ne relèvent certainement pas de la pédagogie, ni de la citoyenneté. De la bêtise ? De l'abus de pouvoirs ? j'ai envie de dire : de la psychanalyse.
Quelques rappels de textes :
Déjà, en 1912 (!!!)
Circulaire (novembre 1912) - Académie de la Haute-Marne (l’Inspecteur d’Académie de la Haute-Marne)
Objet : suppression des devoirs écrits dans la famille.
L’inspecteur d’académie
Mes chers collaborateurs,
J’ai appelé déjà votre attention sur les devoirs écrits faits dans la famille. Je vous ai dit que l’utilité en était fort contestable, qu’ils risquaient, après une journée scolaire de six heures, de fatiguer l’enfant, que les conditions matérielles où ils sont la plupart du temps exécutés, pouvaient les rendre nuisibles à la santé de nos élèves ; et je vous ai recommandé de les donner très courts, si vous ne les supprimiez pas tout à fait. J’estime, expériences faites, que leur suppression absolue s’impose. Il y avait encore des supérieurs hiérarchiques humainstes et soucieux... des enfants. Mais cela n'était pas encore une prescription nationale.
Elle l'est devenue en 1956 et n'a jamais été démentie depuis, y compris par la succession de ministres, de Chevennement à Luc Chatel, prônant un retour aux "méthodes d'antan". Donner des devoirs écrits à la maison reste toujours illégal :
Les circulaires du 29/12/1956, du 28/01/1958 et du 28/01/ 1971 interdisant les devoirs écrits à la maison pendant l'école primaire, si elles ont été abrogées par la circulaire n° 94-226 du 6 septembre 1994, celle-ci, en précisant "des études dirigées, d’une durée quotidienne de trente minutes, sont mises en place, dans chaque classe, pendant le temps scolaire, à la suite des séquences d’enseignement proprement dites et avant le début des activités péri-scolaires éventuelles" insiste lourdement : "Dans ces conditions, les élèves n’ont pas de devoirs écrits en dehors du temps scolaire"
Ces dispositions sont confirmées dans le document d'accompagnement des programmes 2002 : "Dans les classes élémentaires, le travail scolaire à faire à la maison est limité : les devoirs écrits sont proscrits "
Commentaires sur Devoirs à la maison : illégal !
- Avez-vous vraiment tout luBonsoir fanny,

Il semble que vous n'ayez pas tout lu, au contraire...
Rien, en effet, dans les textes officiels applicables et opposables n'interdit les devoirs.
Vous ne trouverez que des allusions à cette problématique dans certaines circulaires. Or, jusqu'à preuve du contraire (et je suis plus que sûr de moi), une circulaire n'est pas un texte de loi !
Donc, non, les devoirs ne sont pas interdits. Oui, s'ils ne sont pas trop accaparants, ils sont importants pour la construction des connaissances des enfants, de leurs savoir-faire et de leur savoir-être.
Oui la pratique du sport a peut-être pris trop de place à l'école et dans la vie des enfants !
Or, même si la pratique de 2 h par semaine d'un sport en dehors de l'école est très saine, est-ce utile de lui en faire faire deux ? Ne faut-il pas aussi que l'enfant (quand bien même il désirerait ardemment faire deux sports) apprenne à prendre le temps, avec sa famille ou seul ? Le temps de s'ennuyer ? De penser, de réfléchir, de contempler plutôt que de toujours faire, être dans l'action ?
Voilà les questions qu'il faut aussi se poser !
Sur ces quelques fragments de pensées, bon soir ! - s'arranger avec les textes"une circulaire n'est pas un texte de loi !"

Elles sont applicables par le service d'Etat concerné, avec les sanctions qui vont avec. Exemple : base élèves ! Curieux que des fonctionnaires se réfugient derrière les unes, s'assoient gaillardement sur les autres, surtout quand alors le risque de sanction est nul.
" ils sont importants pour la construction des connaissances des enfants, de leurs savoir-faire et de leur savoir-être."
Affirmation qui ne repose sur rien d'autre qu'un sentiment ou une croyance : toutes les études (TOUTES) ont démontré le contraire. Comme par hasard les systèmes éducatifs où la pression de l'école est moins forte ont de meilleurs "résultats" (sauf pour la Corée, je l'accorde, mais quelle vie ont les jeunes coréens !) - oui j'ai tout lubonsoir ,

j'ai des amies qui sont maîtresses dans les même classes que mon fils , dans une école privée , en France.
Moi le mien est dans une école public à Monaco.
Je parlais exclusivement des devoirs écrits . et quand j'ai raconté les devoirs à cette amie elle m'a expliqué qu'elle ne donnait pas de devoirs écrits et que ceux de mon fils qui sont tous les soirs on l'air d'une punition ..
ce qui n'est pas le cas .
Pouvez m'expliquer qu'est ce que je peux faire ?? insister ??
je dois finir les exercices qui n'ont pas été fait en classe toute l'année et laisser faire ??
Mon mari me dit que s'il ne les fait pas alors il sera en retard mais j'ai dû mal à faire comprendre à mon mari qu'elle ne doit le faire à personne !!!
Il trouve normal de faire 30 mins par soir TOUS les soirs .
et pour l'instant depuis 3 semaines .. aucunes leçons .. uniquement de l'écrit ??
il est CE1 .. je vous le rappelle .. - oui j'ai tout luLa réaction et la position de votre mari est compréhensible. Comme étaient compréhensibles les médecins qui pendant des siècles prescrivaient des saignées pour tout, et les patients qui acceptaient de se faire saigner pour enlever le mal.

Tel on pense encore aujourd'hui comment s'effectue la transmission des savoirs, les devoirs sont dans cette logique.
Le problème c'est d'une part que l'on a constaté que la saignée scolaire n'aboutissait pas aux effets escomptés, même avec l'effet placebo (croyance des malades), d'autre part que la science ayant aussi avancé dans ce domaine comme dans la médecine on sait aujourd'hui que le développement des constructions cognitives (pardon pour ces gros mots !) n'a strictement rien à voir avec la prescription de la saignée des devoirs.
Mais il a fallu attendre deux ou trois siècles pour que la saignée ne soit plus considérée comme une panacée, mais comme un danger.
S'il y a quelque chose que l'on peut dénoncer immédiatement, c'est l'absencetotale de formation des enseignants, plus ignorants encore que les médecins du XVIème ou XVIIème siècle. Souvenez-vous de Pasteur ! - devoirs et récréenseigante du primaire début de carrière 71

une même maîtresse de cp pour mes2 enfants nés e 75 78
mma fille a supporté : 15 ou 20 mots à apprenre par coeur sur le son "eul,eille" ou d'autres tous les soirs
mon fils n'apas supporté et je passais de 5h à 7h du soir à le faire travailler sans compter je faisais un ce1 ce2 acec le travail que ça impose
etmon fils était privé se récréation tous lesjours
nous avions un ami pédopshycriate avec ses conseils j'ai laissé tomber nos heures de conflit avec mon fils ,imposé a l'instit de ne pas le priver de récré
dans la même école ,il faut le faire!!!!! - devoirsdonc suite à mon premier message

je n'ai jamais donné de devoirs écrits à la maison
ce qui m'a valu en cm1 à chaque rentrée les reproches de certains parents lors de la réunion de rentrée des classes ,je leur apprenais les textes que certains collègues "ignoraient" et leur disais mais vous voulez leur en donner c'est votre problème personnel j"ai 62 ans!!!!!!!!!!!!!!!! - Réponse à kenzo,

Oui il y a des enseignants sensibles, d'autres orgueilleux, d'autres distraits, d'autres ont fait de grandes études, d'autres des études moyennes. Le point commun de tous est d'être souvent désarmés: comment faire écouter son cours par des élèves qui quelquefois n'en ont rien à faire, comment faire reconnaître le savoir comme une valeur dans un monde qui n'estime que le poids du compte bancaire, comment arriver à faire réfléchir des élèves pour qu'ils deviennent acteurs dans ce monde et non des moutons asservis à la parole de celui qui "gueule" le plus fort ou à la publicité? Amicalement - suite lageydanl"Comment... ne plus être désarmés" Voilà une question intéressante. Elle n'a de solution, dans la conception du système éducatif actuel, que si l'enseignant est du type de celui du "cercle des poètes disparus". Mais combien d'enseignants peuvent-ils être de ce type ? Statistiquement 1 pour mille ? Et peut-on demander aux enseignants d'être ainsi des "christ" du savoir ? Quand la majorité des enfants n'en a ni la perception,donc ni l'envie, ni les armes pour y accéder (les langages)et bien d'autres soucis existentiels et affectifs immédiats.

Le problème n'est donc pas là.
C'est bien toute la conception de l'école, de ses finalités, de la transmission des savoirs qu'il faut remettre à plat. Et c'est aussi se remettre en question, penser autrement. Ce n'est pas une mince affaire, qui que l'on soit. - Tout à fait d'accord avec le dernier commentaire mais une telle remise en question peut-elle se faire dans le contexte actuel? Les moments de rencontres entre enseignants sont de plus en plus rares: stages réduits en peau de chagrin; rencontres entre deux portes lors d'activités de regroupement " bonjour, salut, ça va? à plus". Les programmes sont délirants et imposés sans concertation; lors d'animations pédagogiques ,on nous dit qu'il n'y a aucune différence entre les enfants d'une même classe d'âge en maternelle (sic), on nous parle de pédagogie différenciée mais curieusement les réponses deviennent évasives quand il s'agit de mise en oeuvre. En fait débrouillez-vous pour: faire avaler l'intégralité des programmes, remplir tous les imprimés administratifs en temps et en heure; gérer des classes de vingt-cinq à trente élèves; donner confiance aux parents etc Si l'élève ne réussit pas c'est à cause de vous et s'il réussit, il aurait réussi tout aussi bien avec un autre enseignant etc etc Des solutions existent, au cour de chacun mais avons-nous vraiment le temps et l'énergie pour se pencher sur ces questions?

- lageydalVous avez listé une série de revendications immédiates, préalables, urgentes ! Tout le monde enseignant, parental devait se mobiliser pour obtenir d'abord un desserrement de l'étau pour pouvoir se consarer à la libération de l'étau. En cette période électorale, ce devrait être le bon moment pour que des propositions simples,qui ne bouleversent pas trop, soient audibles par des politiques qui, de toutes façons et manifestement, ne savent pas quoi faire.

- Petite remarque en passant, on nous parle toujours de décentralisation mais en fait, on assiste à une centralisation forcenée: ainsi, dans mon département, les inspections départementales sont fermées et regroupées à l'inspection académique, cette hyperthrophie de la "tête" n'est à mon sens pas de bon augure.

- collègeNon, il n'y a pas d'instructions concernant l'interdiction des dvoirs écrits à la maison en ce qui concerne le collège.

Il faudrait vérifier cependant (auprès des profs de collège) s'il y a des instructions ou directives concernant ces devoirs ou si cela est laissé à la totale appréciation des profs.
Deux débats ne sont jamais ou rarement menés : celui de l'utilité de ces devoirs (justification), celui de leur obligation du fait que l'autorité du collège cesse dès la sortie. L'obligation ne pouvant alors que relever de l'autorité parentale.
Il semble alors que seule une décision d'un tribunal administratif pourrait alors faire jurisprudence si le défaut de "faire ses devoirs" était pénalisé ensuite au collège. Mais pour cela il faudrait qu'il y ait une plainte déposée, ce que personne ne fait sachant bien que l'enfant en subirait par la suite les conséquences. Il faudrait que ce soient une ou des associations de parents qui le fassent... et ce n'est pas pour demain. - Des devoirs comme punition !Nous venons de trouver une de ces aberrations dans le cahier de liaison de notre fille (7 ans, CE1) : le conseil des maîtres a élaboré un avenant au règlement intérieur dans lequel les sanctions sont ajoutées (elles avaient été "omises" dans le RI remis en début d'année).

première sanction : un devoir supplémentaire !
Jusqu'à présent, notre fille prenait un soin particulier à faire ses devoirs, souvent même plaisir. Comment garantir cet état d'esprit avec de telles décisions ?
Peut-on aller contre ? Y aurait-il des recours ? - Réponse à José,

Déjà ne faites pas ce genre de commentaire devant votre fille. Il vaut mieux garder votre opinion pour vous. Elle ne sera sans doute pas touchée par ce genre de mesures si elle a plaisir à faire son travail scolaire.Expliquez-lui que cette mesure est faite pour sanctionner les écarts de conduite des élèves, que c'est destiné à les faire réfléchir, que cela leur rendra "peut-être" service, surtout si c'est un devoir intelligent. Faites confiance aux enseignants. Ils exercent dans des conditions difficiles. Peut-on aller contre? Y a t-il des recours? voilà ce que j'appelle des commentaires à tendance agressive: Allez tout simplement voir l'enseignant ou les enseignants et discutez avec eux, gentiment. Qu'en retirerez-vous, si vous les braquez? Votre fille a besoin de calme et de sérénité, elle n'a surtout pas besoin de se sentir l'objet d'un conflit entre gens qu'elle aime ou apprécie. Dans la vie d'un enfant, il y a ses parents: papa et maman et puis il y a maître ou maîtresse. L'entente dans ce trio est fondamental pour qu'elle puisse s'épanouir, ce qui semble être le cas jusqu'à présent. Attention, cela ne veut absolument pas dire de faire le gros dos ou de s'écraser. Il faut réfléchir d'abord, ne pas réagir sur le coup d'une émotion, en parler avec les premiers concernés, les enseignants. Evitez de monter une "coalition" de parents, cela dénote un manque de confiance et une peur d'affronter l'autre considéré comme un adversaire. Déjà, renseignez-vous sur ce que peut être ce devoir supplémentaire.Demandez des précisions, demandez pourquoi cet avenant a été décidé avant de décider si c'est une aberration ou non. Cela n'arrive pas par hasard, il y a des raisons bonnes ou "mauvaises" mais des raisons tout de même. Enfin voilà ce que je pense mais bien sûr, cela n'engage que moi. Parler, écouter, échanger, faire connaissance, faire confiance. Tout le monde ne peut que gagner dans ce jeu là.
Amicalement. - Ahah.Soit disant "il est normale qu'un enfant de 6 ans fasse des devoirs après l'école" et qu'ensuite "pour un petit enfant 45 minutes de travail maison minimum"

Avec tout le respect que je vous dois, Madame ou Monsieur qui a dit ça, sachez déjà que la capacité d'attention - cerveau - d'un enfant est de 30 minutes, LE MAXIMUM.
Je ne l'invente pas, c'est juste les recherches qui l'ont prouvé.
Ensuite non, je suis désolée mais un enfant de 6 ans n'est pas forcément obligé d'avoir des devoirs pour s'en sortir par la suite. Et je dis bien que les "devoirs" sont anormales, par le travail. Oui il est normal qu'il révise, qu'il apprenne l'orthographe des mots etc.. mais une fois en dehors de son école, il n'est PLUS à l'école ! Il est à la maison !
Maintenant, c'est une question d'éducation.. Tout simplement. Si les parents eux, ne sont pas capable d'assumer leur enfant, et de les faire travailler sans qu'ils aient forcément des devoirs.. C'est un gros problème.
Pour ce qui est du collège, les devoirs sont positifs, s'ils sont donnés à petites doses. Seulement tous les profs donnent leur devoirs en même temps, pour le lendemain, le vendredi, la semaine d'après.. des tonnes et des tonnes. Et je peux vous dire que même le meilleur des élèves organisés en prend cher à la ciboulette.
Et pour ce qui est du lycée, c'est bon quoi. Arrivé en seconde ça veut dire que tu as déjà minimum 15 ans. Si entre 15 et 18 ans on ne sait pas assumer son travail, qu'on ne sait pas réviser la leçon du jour, ou même s'entraîner à faire des exercices sans qu'on te le demande forcément, on retourne au collège pour grandir et acquérir de la maturité. J'ai peut-être pas l'expèrience d'être parent, mais je peux vous dire que pour l'instant, j'ai l'expèrience du scolaire, car à cause de ses heures de cours, bourrés de devoirs insoutenables, j'en suis a abandonner ma Terminale L. Bravo l'enseignement ! - Bonjour,

Il serait bien que les études dont chacun se targue, soient citées précisément. Cela permettrait de faire quelques vérifications sur les auteurs, le protocole et la méthodologie de recherche et surtout d'où elles émanent.
Je dis cela parce que, justement, je m'intéresse à toutes ces études et je sais qu'il y a de larges différences entre des papiers faits par les "sciences" de l'éducation et les autres disciplines (psychologie - et toutes ses branches -, sociologie, histoire, voire biologie ou économie...). Et attention, je ne parle pas de travail journalistique, mais d'un véritable travail sérieux, scientifique. Au pire, d'études fondées sur des expériences réelles.
Des professeurs - surtout anciens où qui sont partis à la retraite très récemment - avec leurs expériences m'intéresseraient aussi. J'ai la mienne comme expérience, je sais pourquoi j'ai quitté ce véritable cafarnaum qu'était l'Educ. Nat.
Tout le monde nous y juge, dont des parents ignares (qui ne sont souvent pas les parents de milieu défavorisés) qui nous donnent des leçons alors que nous avons eu une formation spécialisée (bien souvent nulle, il faut tout de même l'avouer) de presque trois ans avant d'en arriver là.
Un enfant n'est pas un adulte, il a beaucoup plus de ressources que nous, contrairement à ce que l'on peut penser (il suffit de voir les heures de patience qu'il faut passer maintenant pour les canaliser, les calmer et attirer - ne serait-ce que 10 minutes - leur attention ; même les collègues professeurs de sport n'en pouvaient plus et avaient du mal avec eux, c'est pour dire).
Et puis, je vois ce que j'étais capable de supporter entre 7 et 22-23 ans ; maintenant, c'est beaucoup plus dur. Même si, c'est vrai que pendant mon enfance, il était essentiel pour mes parents que je me repose. Je n'avais pas d'activités périscolaires parce qu'ils s'arrangeaient toujours pour me garder le mercredi ou les soirs. De plus, selon eux, je devais aussi avoir plusieurs heures où je ne faisais rien, heures pendant lesquelles je "devais" m'ennuyer, rêvasser ou contempler les choses de la vie. Du temps où le cerveau se reposait donc vraiment, où l'imagination prenait le dessus.
D'autre part, il y avait les périodes en famille, où l'on était ensemble, où l'on se retrouvait : le soir après 18h, le samedi après-midi (qui était vraiment réservé à la détente et à la vie de famille, sans compter le plaisir du repas de famille le samedi midi après la matinée d'école) et puis les devoirs le dimanche après-midi, effectivement, entre 14h et 17h30 (après 17h30, j'avais le droit de regarder la télévision ; en particulier, les magazines de J.-Y. Cousteau qui était vivant à l'époque et était l'un de mes modèles - maintenant que j'en sais plus sur sa vie et les débuts de sa carrière et son côté réactionnaire, beaucoup moins, clairement). Puis entre 19h et 20h30, c'était souvent les révisions orales avec les parents s'il y avait besoin.
Sans parler que nous ne partions que rarement en vacances, tous les deux ou trois ans, car mes parents ne pouvaient pas se le permettre. Nous n'en mourrions pas, au contraire, cela nous permettait de faire des sorties dans la forêt, de visiter des petits villages à côté ; bref, d'apprendre encore des choses avec eux, de regarder et d'apprécier ce que l'on avait à porter de mains, pardon, de jambes...
Ce message un peu long pour vous dire que la société a changé. Il est vrai que l'on demande beaucoup de choses aux enfants. Mais, contrairement à ce que l'on pense, ce n'est pas à l'école qu'on en demande plus (au contraire, les horaires ont déjà baissés de trois heures par rapport à il y a vingt ou trente, sans parler des cours les mercredis matins à la reprise de certaines vacances - celles de la Toussaint et de février, lorsque nous n'avions que 10 jours). En revanche, les enfants sont dans un rythme de vie où il ne retrouvent pas l'essentiel : leur famille (qu'ils ne voient que de rares heures), l'ennui (des moments où ils ne font rien et où leurr cerveau est au repos, mais se projette dans ce qu'il voudait faire), la vraie vie, simple et quotidienne, et le repos physique (les heures de sport à l'école sont maintenant très largement suffisante). Je sais que cela fait très J.Y. Cousteau ; mais bon, c'est cela de vieillir (et pourtant, je n'ai que 31 ans) !
Allez, bon week-end à tous ! - et le bon sens ?Je suis étonnée des réactions que la plupart des personnes ont laissées sur ce blog. Je suis enseignante depuis plus de 10 ans et maman de 5 garçons. Chacun est libre (et oui, il est beaucoup question de liberté dans les derniers commentaires !) de faire ce qu'il juge opportun de faire, que ce soit dans le dommaine professionnel (donner ou pas des devoirs) ou personnel (faire faire ces fameux devoirs ou pas). Qu'en est-il du bon sens ? Que fait-on de l'école ?

On pousse les hauts cris quand les enseignants font grève, en est-il de même pour les autres corps de métier ? On pense, à tort, que les instits ne sont pas à plaindre (trop de vacances et un bon salaire pour si peu de présence en classe !). Ces préjugés sont tenaces ! Les enseignants en font les frais tous les jours. Bien entendu, les enfants ont le droit de jouer, le soir, après l'école. Bien sûr, les parents ont toute responsabilité sur l'éducation de leurs enfants. Et quelle est la responsabilité des enseignants ? c'est ammener les élèves (et non l'enfant d'un tel) à se construire grâce à l'instruction (lire, écrire, compter, être ouvert sur le monde ...) et l'éducation (respect des autres, des règles de vie...). Evidemment, les enseignants ne sont pas là pour remplacer les parents ! Loin de moi cette idée. Encore que certains parents (pas tous heureusement !) se reposent largement sur le corps enseignant et savent sur qui "taper" au moindre problème ! C'est vrai qu'il est plus facile de critiquer les autres et de contredire que de se remettre en question. J'en veux pour preuve ce mot de parents que j'ai eu le "bonheur" de lire ce mardi : un mère se plaignait du fait que son fils n'ait pas le temps de se détendre après une journée de classe et que par conséquent, il ne ferait plus ses devoirs le soir, sujet très à la mode ces derniers jours ! Soit, elle est responsable de son fils. Mais comment se fait-il que le soir, vers 19 heures ou 20 heures, été comme hiver, je retrouve ce fameux fils qui traine dans les rues avec des ados ? Comment peut-on reprocher aux enseignants ses propres carences éducatives parentales ?
Tout ceci me laisse perplexe : en effet, je donne des devoirs à la maison. il y a toujours 5 mots à apprendre (sens, nature, orthographe) basée sur l'échelle Dubois-Buyss. Il y a toujours une leçon à relire et un exercice d'entretien sur une notion déjà vue en classe (en français ou en maths). Chaque élève s'inscrit sur un planning de poésie et a trois semaines pour apprendre une poésie qu'il devra réciter le jour qu'il a choisi. Une fiche de préparation de dictée est donnée par semaine qui peut être finie à la maison (beaucoup d'élèves préfèrent la faire chez eux, d'ailleurs!). Les devoirs sont donnés une semaine à l'avance, afin que chacun s'organise comme il le souhaite. Il peut y avoir également des recherches guidées, que les élèves aiment faire. Toutefois, je ne corrige pas systématiquement ce travail à la maison. Il s'agit de travail personnel : c'est à chacun d'apprendre à se responsabiliser (et oui, notre vie d'adulte est pleine de responsabilités, ce serait un leurre que de ne pas le reconnaitre ! Etre responsable, cela s'apprend !). Cependant, à chaque réunion de rentrée, j'explique ce que j'attends des devoirs : il ne s'agit pas pour les parents de refaire classe, de jouer à la maitresse ! Si quelque chose n'est pas compris, c'est à moi de l'expliquer à nouveau à cet élève. Il s'agit de se poser, après le goûter, après un temps de jeu, et de se dire : voilà ce que j'ai fait aujourd'hui à l'école, qu'est-ce que j'en retiens ? Pour moi, elle est là aussi, la liaison école-famille, pas dans une confrontation permanente des parents envers l'enseignant de leur enfant.
Je lève également un autre problème : oui, il y a des choses qui ne vont pas dans le système éducatif français. Oui, on le compare beaucoup aux pays scandinaves, oui, il ne faut pas comparer ce qui n'est pas comparable. De ce point de vue, je suis d'accord avec beaucoup de personnes qui ont laissé leur commentaire sur ce blog. Mais ce n'est pas sur les enseignants qu'il faut taper ! Il faut s'en prendre au système. Bien sûr que l'Education Natinale doit être réformée. Mais ce n'est pas les enseignants qui sont responsables de toutes les inepties.
Moi, ce que je constate en vous lisant tous, c'est que vous jugez responsable les enseignants des erreurs des autres. Ce n'est pas en autorisant ou pas les devoirs que tous les problèmes seront résolus. Il faut que chacun prenne ses responsabilités éducatives. Enseignants comme parents, les deux pouvant avoir des choses à se reprocher ...
Du bon sens, du respect et de la confiance, voilà les maitres mots d'une bonne éducation.
Mais certains chercheront bien à démolir ce que je viens d'écrire, libres à eux.
Chacun sa façon de penser ... Respecter les avis des autres aux lieu d'imposer les siens, c'est une grande de civisme.
Respectueusement, - Bref, avec un peu plus de communication...J'ai lu avec attention le discours long mais intéressant de Valérie. Nous avons deux filles scolarisées et pour chacune l'enseignante s'est montrée disponible pour nous recevoir, partager nos efforts pour tenter d'éduquer au mieux nos enfants...

J'ai cru constater une chose : il doit être difficile de s'assurer que chacune des têtes blondes (mon ainée est brune mais c'est une expression) a bien compris le message selon le sens que la maîtresse souhaitait lui donner. Exemple : une phrase du type "il ne faut pas y penser..." destinée à dédramatiser la minute de silence imposée au niveau national, s'est transformée en interdiction absolue d'y penser dans la tête de notre fille.
Comment espérer qu'un humain normal puisse garantir la parfaite compréhension par chaque enfant d'une classe, sur chaque phrase, chaque remarque sur le cahier, ...
C'est donc bien aussi aux parents de veiller à maintenir la communication avec l'enfant ET avec l'enseignant.
Cela dit, l'obligation des devoirs ne me saute toujours pas aux yeux et encore moins un règlement qui prévoit le devoir supplémentaire comme sanction. On peut imaginer les raisons qui ont amené les décisionnaires à établir de telles règles, mais entre la cause et le remède, j'ai du mal à voir le lien. Régler un problème d'indiscipline par un devoir supplémentaire a autant de sens que de faire faire dix tours de piste pour apprendre les multiplications (et encore là, on pourrait trouver un début de logique).
Nota : s'il y a réponse à ce commentaire, il serait plus délicat d'éviter les "D'abord...", expression fréquemment utilisée pour parler aux enfants. De même, les conseils évidents sur la nécessité de communication avec les enseignants me semblent inutiles : il est bien sûr différent de s'exprimer sur un blog (qui semble assez libre au demeurant) et de rencontrer la personne qui a la responsabilité de l'apprentissage de votre enfant. Nous autres les parents non enseignants avons suffisamment conscience qu'un écart de langage pourrait avoir des conséquences graves sur le quotidien de la personne qui nous est chère, donc en général, pour peu que l'on ait un brin de jugeote, on évite les affrontements. - après l'élémentaire, ça empireInstit depuis....Je ne considère pas l'exercice comme une preuve de leçon comprise ou apprise. L'exercice donné à la maison sert surtout à se donner bonne conscience et se persuader qu'après l'école, l'élève reste élève. La plupart des collègues avec lesquels on aborde ce sujet du devoir à la maison répondent "c'est les parents qui veulent...Tout comme pour les notes"

Pour ma part, j'ai toujours fait une mise au point avec les parents lors des réunions d'information aux parents qui se tiennent lors de la rentrée de septembre. Je ne me suis jamais trouvé avec une résistance bien sévère (mes collègues qui prônent devoirs et exercices divers non plus...). Donner quelques entrées pour que les parents puissent montrer de l'intérêt pour le travail de leurs enfants ou éventuellement les y aider me semble préférable, même si je pense que la grille de l'école devrait être la limite de ce type de connaissance.
Ayant mes deux enfants dans mon école puis dans ma classe, j'ai pu apprécier leur perception du travail de classe à la maison...
Actuellement gravement malade, je me trouve dans la situation de pas mal de parents qui ne peuvent aider quotidiennement mes enfants à faire leurs devoirs du collège. Avant-hier, je me suis retrouvé avec mon fils à plancher sur un énoncé de problème mathématiques totalement incompréhensible (alors que les exercices précédents et suivants relevaient de simples situations de proportionnalité du type CM.2) Donc mauvais choix de la part du prof ? Après s'être cassé la tête 10 minutes, je dis à mon fils que le mieux est d'avertir son prof qu'il n'a pas compris l'exercice (j'ai omis d'ajouter que son imbécile de père n'était apparemment pas plus doué). Le lendemain je demande à mon fils s'il était le seul dans sa classe dans ce cas et s'il avait compris la correction.
Réponse de l'intéressé : Personne n'a rien compris, il y a un camarade qui est prof de maths au lycées et qui a dit qu'il devait manquer des lignes... Le prof a ramassé les feuilles pour les noter et on aura la correction quand il les rendra.
Je suis arrivé sur cette page pour savoir s'il était oui ou non légal de noter du travail à la maison au niveau collège et l'Education Nationale ne se manifeste pas beaucoup pour rappeler les textes malgré les multiples mots clés tapés sur Google...
Est-ce légal ou pas? Merci de répondre ou d'indiquer le texte si quelqu'un a la réponse. Pour ma part, je pense réclamer un bulletin trimestriel à mon nom puisque c'est moi qui aurai fait écoper mon fils d'un zéro.
Merci d'avance - réponse à FredPour le collège, il n'y a pas de texte comme à l'école primaire concernant une interdiction ou une restriction des devoirs à la maison.

Les profs peuvent donc, par rapport au ministère, donner des devoirs. MAIS leurs autorité s'arrêtant à la porte du collège, en droit il n'ont aucun pouvoir quant à l'obligation, ce pouvoir appartenant à l'autorité parentale. Autrement dit, l'enfant ne devrait pas pouvoir être sanctionné à l'école (y compris par une note) pour devoir non fait ! Mais il n'y a pas de jurisprudence sur ce point aucun parent n'ayant encore osé porter l'affaire devant un TA, craignant, à juste titre, les mesures de rétorsions plus ou moins insidieuses qui s'en suivraient. Quant aus assoc de parents d'élèves, pas question d'affronter la réprobation de la majorité de leurs adhérents qui croient, dur comme fer,au salut scolaire par les devoirs, les cours particuliers... - Une bouteille à la merJe suis une maman un peu perdue ... ma fille entrée en 6ème cette année , à un "travail" titanesque le soir en rentrant. Pour preuve, il est 18h19, elle est rentrée du collège à 17h, a pris une rapide collation et n'a toujours pas fini ses devoirs. ( peut être auront nous la chance qu'elle les termine avant le diner ...) La semaine dernière n'ayant pas noté correctement le numéro d'un exercice sur son cahier de texte il lui a été impossible de le faire ce qui lui a valu une "croix" dans son carnet de correspondance . Alors que pouvons nous faire ? Je ne sais pas comment l'encourager, qu'elle se sente soutenu ?

J'attends votre point de vue avec impatience . - la bouteille à lamerChère Julie,

si cela peut vous consoler, je suis dans le même cas !!!!! Une prof de math accro aux exercices massifs ! C'est d'ailleurs un peu la particularité de pas mal de profs de math ! s'il y en a, qu'ils me démentent vite !
Dans un premier temps, je temporise. Il y a pas mal de trous dans les emplois du temps, trous appelés permanence. Théoriquement ces trous devraient être occupés par les devoirs et, toujours théoriquement, il devrait y avoir dans ces permanences des "assitants d'éducation",autrefois appelés "surveillants", plus prosaïquement "pions" ! Ces dits assistants devraient donc aider les enfants.
Si le temps des devoirs dépasse ce temps du collège, alors il y a problème. Sur tous les plans, c'est à dire sur le plan de la santé, physique, mentale, psychologique... et sur le plan de l'autorité parentale puisqu'alors celle du collège cesse (si des parents sont accrocs aux devoirs massifs, c'est leur pouvoir et leur problème).
Donc, pour ma part, j'attends quelque temps pour estimer tout cela, puis j'irai, d'abord diplomatiquement, puis peut-être plus fermement voir la prof !
En général, cela ne suffit pas pour qu'elle cesse une pratique dont elle est prtobabklement intimement convaincue, mais j'exigerai que la non exécution de devoirs à la maison parce que je l'aurai décidé du fait de mes pouvoirs parentaux ne soit pas prise en compte dans les jugements et notes concernant mon fiston.
Sinon, il me faudra aller plus loin. Le plus loin est toujours délicat parce que chacun sait que l'enfant risquera fort de subir des mesures de rétorsions, conscientes ou inconscientes.
Le mieux serait que l'association de parents d'élèves prenne aussi le problème à son compte. Mais là c'est rarissime, surtout au collège. Surtout pas de vagues et de toute façon la majortité des parents pense que c'est "pour le bien" de leurs enfants. En tous cas, ce n'est pas pour le bien des maths, mais qui le sait ? - Et mon bulletin ?Décidément, les devoirs notés à faire à la maison deviennent une habitude à la maison...

En tant que parent tentant parfois d'aider, il m'est arrivé d'avoir "faux". Je pense demander au collège qu'il me fasse un bulletin trimestriel pour "évaluer" ma part d'ignorance.
Peut-être qu'avec des actions de ce genre, notre réflexion finira par pénétrer les strates calcifiées d'habitudes prises par les profs sans que l'enjeu soit vraiment posé. - C'est rigolo..

Je suis arrivée sur ce site parce que je cherchais des arguments sur le pipi à tout moment dans la classe qui dérangent les autres élèves... J'ai été servi grâce à votre article du libre pipi...
Ensuite cet article...
Circulaire ou loi peu importe ce sont bien les devoirs ECRITS qui sont interdits donc les lectures, leçons à apprendre, conjugaison et tables de multiplication sont toujours autorisés... On râle pour un exercice écrit, râlerait-on pour 12 verbes à apprendre par cœur et surtout que mettre sous le nez de l'enseignant(e) si possible de manière cynique histoire de dévaloriser encore un peu plus celui-ci ou celle-ci devant des élèves...
Ce que vous dites est en général en accord avec mes principes mais l'agressivité de vos propos (et cette cohorte de parents qui enrichissent sur ces abrutis de profs qui sont tous à jeter...) me déplait fortement. Je trouve ce genre de propos dangereux, dangereux car la majorité des enseignants sont des gens motivés qui cherchent à se former et qui sont souvent confronté à des gens agressifs qui viennent leur pondre des belles théories sur ci ou sur ça, la plupart du temps devant les enfants... Résultats : à 5 ans de carrière on se retrouve démoralisé à se dire pourquoi vouloir faire plus pour des gens qui m'agresse en permanence sans même chercher à comprendre...
Ensuite ils se plaignent que les instits n'ont plus de poids, plus d'autorité... Faudrait savoir...
Moi je pense que le fait de tout critiquer tout le temps et de façon si virulente n'aide pas le débat, n'aide pas la refondation de l'école.
Alors oui je suis contre les devoirs ECRITS à la maison (mais pas contre une petite lecture en CP et une petite leçon en CM2) et oui je suis contre ce genre de site qui enfonce les écoles publiques. A la limite pour tous les mécontents : il existe le privé... Ah oui ma brave dame mais là faut payer alors on préfère aller taper sur les écoles publiques!
Au plaisir d'oublier ce site... - Je suis instit depuis plus de 30 ans, c'est dire que j'ai pu voir l'évolution du métier, de sa perception et aussi du recrutement. Pas encore en retraite mais en congé pour ce qu'on appelle les longues maladies... Je suis frappé de constater à quel point le débat devient dogmatique sitôt qu'il est émis, de la part de parents, la moindre question sur l'école et surtout depuis le temps que ce problème perdure ; au point que je finis par penser qu'il n'est pas question de le résoudre mais qu'il sert de ligne de front des frilosités de part et d'autres. Pour ma part, j'ai eu, très récemment mes enfants dans ma classe de CM.2 et j'ai pu, en les observant, avoir un point de vue sur mes fonctions de parent et d'enseignant, un peu différents de ce que j'avais vu alors. Surtout sur la question du travail du soir que je donnais en tant que maître et dont je supervisais l'apprentissage en tant que parent. Extraits : Qu'est ce que vous avez appris aujourd'hui ? Réponse vague, très parcellaire, voire amnésique...Je précise qu'on est dans une école de bon niveau et que mes enfants sont un peu au-dessus de ce qu'on appelle le "ventre mou" de la classe.

En quoi, dans ces conditions cela sert-il de donner du travail censé relayer et consolider celui fait en classe si le souvenir en est déjà lointain le soir même?
Personnellement, ce n'est que très rarement que j'ai eu à affronter des parents par principe hostiles à l'école, ils sont en général assez bien identifiés sur l'école, donc aucune raison de prendre leurs attaques pour personnelles. Il y a toujours un dialogue possible à condition de ne pas opposer ses principes posés comme inéluctables et savoir un peu ôter sa casquette de prof. Pour ma part, je suis fonctionnaire de l'Etat, missionné pour exercer un service public e.t.c... Mais rien ne m'empêche d'avoir ma conscience et de penser que les textes votés ne le sont de plus en plus que pour coller à l'actualité télévisée et que mon employeur est loin d'être un modèle. J'ai aussi conscience de ne pas être le seul à en subir les conséquences car parents, enfants et enseignants sont à peu près aussi également mal servis. Arrêtons de croire que les parents sont des accusateurs et autres adjectifs. Il est douteux d'entendre dans les cours d'école que tel parent est "bien" parce qu'il est dans la fédé de parents d'élèves et participe au Conseil d'Ecole (pour parler des voyages scolaires?). Nous faisons un métier difficile et encore très solitaire, le travail d'équipe est souvent en dehors de la présence des élèves, voire symbolique ou inexistant. Se retrouver seul adulte devant des élèves du même âge pendant des années, ça peut rendre aussi acerbe que spécialiste.
Nous tenons au secret nos petites histoires de boutique qui se prend pour un club d'initiés éclairés et cela ne nous a pas avancés à grand chose jusqu'à maintenant.
La correspondante ci-dessus parle de refondation, encore faudrait-il s'atteler à une critique honnête et un état des lieux de ce dont on peut ou non se satisfaire. Personnellement, je constate que l'école applique des règles sociales très dures qui sont édictées par nos élites, et qui finalement classent les enfants dans un rapport classe d'âge/ capacité à ingurgiter du scolaire dans les formes demandées, le tout plus sanctionné qu'évalué par des système de notation construits par ceux qui notent ; un peu comme un flic qui construirait son radar... Quelle justification peut-on donner au fait d'étudier le complément d'agent à l'âge de 10-11 ans et d'en donner la définition à retenir (plus quelques manipulations à la maison) alors que cette connaissance ne lui sert absolument pas à construire une phrase à la forme passive ? Ce n'est qu'un exemple servant à illustrer que la part des choses devrait être faite quant à la nécessité de donner certaines leçons. Le scolaire l'est de plus en plus lorsqu'on aborde le collège. L'autonomie acquise au primaire est ignorée et celle qui est demandée aux élèves n'est pas enseignée sous une forme construite. Les contenus sont pèle-mêle, les notations arbitraires et beaucoup de profs s'arrogent des droits qu'ils n'accordent pas aux élèves : Cela va jusqu'aux propos dégradants. Que dire d'une institution qui rejette dans l'enseignement technique (véritable cul de basse fosse pour certains) ceux qui n'ont pu dans les délais impartis par le calendrier d'orientation, acquérir la maîtrise des abstractions. Là encore, jamais d'erreur? Pourtant, nous connaissons tous (pour peu que nous sortions de notre microcosme), des amis ou relations qui ont totalement raté leur vie scolaire ou que la vie scolaire ne s'est pas privée de rater, et qui ont acquis seuls, mais plus tard, une solide culture et une vie sociale épanouie. Alors l'école a-t-elle le droit de s'arroger autant de pouvoir et de traiter comme ennemis ceux qui doutent ne serait-ce qu'un petit peu? Il semble que le malaise des profs s'abrite derrière les murailles de la forteresse scolaire, mais ils ne se rendent pas compte que les gardiens du fort les ont trahis depuis longtemps.
Quant aux parents qui ne comprennent pas pourquoi leur enfant n'est pas traité comme chez eux, il est quand même assez aisé de leur faire entendre que des familles qui ont 30 enfants du même âge ne sont pas légions et que donc, une classe ne peut avoir le fonctionnement de la sphère familiale.
PS : Concernant la motivation de l'enseignante qui vient chercher des "arguments sur le pipi à tout moment", Je vois 4 solutions mais il y en a peut-être plus
-1- Un WC dans chaque classe (chiottes sèches pour épargner les nerfs de l'inscrit) Mais un tel confort ne me semble pas envisageable avant le prochain millénaire.
-2- Faire le petit train comme en maternelle et tout le monde au pipi collectif.
-3- Comprendre l'envie de pisser comme une nécessité de l'organisme et s'en tenir aux droits de l'homme par extension
-4- S'en tenir à sa rigidité et laisser l'enfant faire dans sa culotte de façon à ce qu'il se souvienne bien de ces moments inoubliables et attirer la sympathie de ses parents.
- Bonjour,

je suis consciente que cela fait longtemps que vous avez écrit cet article mais je voulais quand même laisser un petit commentaire.
Je suis en Terminale S, et j'avoue qu'il faut travailler dur. Mais je pense (et d'autres personnes ont du en souffrir aussi) que les leçons au lycée sont vraiment...Horribles. Tous les soirs, reprendre ses cours, relire, apprendre la leçon, faire les exercices, et pour ma part, faire un récapitulatif sur des fiches pour chaque matière, sans oublier les jours où l'on a des devoirs sur table, et des devoirs maisons ... Ca fait un peu beaucoup. D'accord on a les vacances blablabla... Les vacances ont un but : se reposer non? Le soir j'arrive à 19heures chez moi, en sachant que je suis réveillée depuis 6heures. Tout ce que je viens de dire, je le fais après être rentrée, avoir manger, m'être laver etc(en gros je dois me coucher aux alentours de minuit tous les soirs) et quand est ce que je m'amuse un peu ? Même pendant le week end je peux rien faire! Et après, les professeurs osent nous demander : "Vous n'avez pas assez dormi ou quoi ? Faut arrêter d'aller sur Internet et de regarder la télé !" Personnellement, quand j'entend un tel reproche (ce qui m'est déjà arrivé et je peux vous dire que quand on bosse, il y a de quoi être énervé) j'ai juste des envies de meurtres ...
Tout ça pour dire, que si les petits ont trop de leçons en 15 minutes, après leur "dure journée de labeurs", et qu'il y a une loi qui interdisent ces devoirs manuscrits, j'aimerais voir ce que cela ferait si on mettais une petite limite dans les lycées. - Je suis vraiment ravi quie celles et ceux qui sont directement concernés par les "devoirs" s'expriment... enfin ! C'est une liberté et un pouvoir qu'il faut vous approprier parce qu'ils ne vous seront pas donnés. Il est significatif que dans toutes les concertations pour réformer, refonder, la parole des concernés soit systématiquement absente.
J'étendrais juste le "droit de s'amuser" à celui du "droit de vivre". Si on ne "s'amuse" pas à l'école, au lycée, c'est que justement on n'y vit pas et la non-vie est prolongée hors des murs scolaires.
Je vous remercie vivement Audrey de vous exprimer, et ce n'est pas seulement parce que vous allez dans mon sens. Emparez-vous de la parole et n'hésitez pas à la mêler à celle de ceux qui pensent pour vous. - C'est effectivement désolant de d'enseigner une telle représentation du travail où seul l'aspect contrainte est présent... Il faudra bien un jour que les lycéens se lèvent et imposent le débat qu'on leur confisque et qui les concerne sans doute plus que l'institution qui les voit passer et qui ne se contente de garder d'eux que des statistiques et des taux de réussite au BAC.

En règle générale, faire bosser des salariés, des stagiaires ou des étudiants à la maison est extrêmement pernicieux. Il induit l'idée que l'individu social appartient à son employeur ou à son institution à toute heure jusqu'à sa retraite.
Les inscrits, profs d'école et autres enseignants en sont également des victimes, qui au lieu de contester cette conception du travail ou des apprentissages, la reportent sur les élèves avec les pouvoirs que lui donne l'institution, grâce notamment aux devoirs notés à la maison. L'école se targue-t-elle d'inventer le "travailler plus... pour penser moins"?
A savoir : La quantité d'heures travaillées figurant sur mon bulletin de salaire :" + de 120 heures"... Pas de plafond, la quantité maximum pourrait être travailler 24/24 si l'on s'en tient à ce qui est écrit... Eloquent non?
Fred - Je vous rejoins totalement.
On dit à juste titre que l'école non seulement est le produit de la société mais qu'elle formate à cette société.
A l'inverse, en modifiant totalement sa façon de penser l'école et de la réaliser, je me suis aperçu alors que l'école démontre toutes les absurdités de l'organisation sociale, voire politique. Elle démontre qu'une infinité de possibles s'ouvrirait devant nous.
Je suis un lecteur du blog de Paul Jorion consacré à l'économie. Et c'est sans trop de surprise que je constate que des analyses concernant deux domaines qui apparemment n'on rien à voir sont convergentes.
Je vous envoie par ailleurs un chapitre des chroniques d'une école du 3ème type (école et société) consacré au travail. bien qu'il soit un peu plus court que celui que je lui ai consacré dans "l'école de la simplexité" il est encore trop long pour être lisible dans un billet de blog. - Je viens de le mettre sur mon site : http://pagesperso-orange.fr/b.collot/b.collot/extrait-travail.pdf
Jusqu'à l'an passé je me contentais de publier ce que j'écrivais sur mon site. Des amis m'ont fait remarquer que vu la longueur de ce que j'écrivais, c'était illisible sur écran si on ne disposait pas d'une tablette. Je me suis donc décidé à le publier en édition papier. ce n'est pas pour cela que c'est plus lu ! Mais au moins ceux que cela intéresse peuvent le faire plus confortablement !

- Je le prends en toute cordialité !
J'accepte volontiers votre remarque. Mais d'une part j'aime prendre mon temps, d'autre part il y aurait tellement à dire tous les jours sur l'école que je ne quitterais pas mon clavier ! Et puis je me dis que cela a déjà dû être dit et redit, alors, à quoi bon ?
Mais, en prenant exemple sur Jorion, je vais voir comment on fait pour qu'il y ait des billets invités.

Procédurière relation que vous instaurez là.
Éduquer, c'est mettre à disposition de celui qu'on éduque, par le truchement de l'instruction, celui là même qu'on éduque. L'instruction rend possible, quand elle est pédagogique cf. Étymologie, ce que l'école vise : s'éduquer soi même.
Les devoirs à la maison n'ont fait aucune victime grave, rassurez vous, rappelez l'ambulance!... Ce qui en fait en revanche, ce sont les parents incapables ou pusillanimes lorsqu'il s'agit d'affronter, d'accompagner en fait
Laissez vos enfants à l'école comme nous laissons vos enfants à leur famille : confiants.
Enfin, je vous en prie,
Ne mettez pas tant d'énergie à faire des procès à des professeurs.
Pensez également à l'orthographe, Alain écrivait que l'orthographe est une forme de politesse.
Respectueusement.

Mon fils de PS a des devoirs. Durant les vacances scolaires, la maîtresse nous remet un cahier de vie, où en 01 page, nous devons décrire ce que l'enfant a fait durant une période donnée. Nous prenons beaucoup de plaisirs à remplir cette page, à coller des tickets, des bricolages, des recettes, des photos, parce que nous sommes souvent en vadrouille avec le petit, et dès qu'il y a une chose à voir en famille dans le secteur, nous y allons. Notre fils est passionné, comme pas mal de gamins, par les pompiers (nous avons visité la caserne de notrre ville à leur journée portes ouvertes annuelle) et les animaux (nous avons pas mal d'animaux, entre le chien, les poissons et les rongeurs). Quid des parents, qui par manque de temps, ou d'argent, ne font pas autant d'activités avec leur enfant?
Il y a aussi une chose qui m'indigne: le cahier d'évaluations, surtout si petit.
- Bonjour,

J'ai aussi été mal à l'aise face à ces évaluations... j'en subis (certes ce ne sont pas les mêmes) dans ma vie professionnelle et suis désolé que cela commence si tôt pour mes enfants
Pour moi, le problème n'est pas l'évaluation en soi, car ce peut être un outil adns la pédagogie de l'enseignant. Je crains deux choses : la perception de cette épreuve par l'enfant et le devenir de ces données collectées dès la première enfance.
Pour le premier point, l'art du maître permet de faire passer cela de façon très positive. Nous en avons eu des exemples parmi les maîtres de nos enfants, que je salue au passage.
Le deuxième rest plus dans le flou, personne n'ayant clairement répondu à cette question pour l'instant. Peut-être en savez-vous plus ? - les données collectées sont censées suivre l'enfant au cours de sa traversée de l'école primaire , d'où ,comme vous le signalez, l'art du maître dans le choix de ses remarques. Je pense que la plupart des professeurs d'école sont conscients de cela et restent très prudents ds leur manière d'évaluer.Il semble que cet outil reste pertinent pour signaler une "alerte" quant à un comportement qui suscite interrogation. C'est le moyen de laisser une trace écrite des constations communiquées aux familles . Sachant que beaucoup de famille ignorent ce qui a été pointé par les enseignants, cela permet de "prouver" que les familles ont été informées d'une difficulté constatée.

Mais, ces évaluations font peur aux parents car les termes sont loins d'être accessibles pour ttes les familles, et le problème vient de là. Le vocabulaire de l'EN reste très hermétique et il fait peur , d'où l'importance d'une communication parents-enseignants qui soit ds la confiance ....Souvent,ces évaluations produisent l'effet inverse. - Même si l'évaluation du type évaluation nationale en primaire peut paraître lourde et difficile à interpréter et oublie en outre que le niveau de performance d'un élève peut varier d'un jour à l'autre (j'en ai fait l'expérience) et que par ailleurs elle est assez chronophage dans la vie de classe, elle a le mérite de ne pas porter les tares de la simple notation. Lorsque l'on jette un oeil sur les devoirs notés faits par nos enfants (collégiens en l'occurrence),on constate rapidement que la philosophie de la notation est très différente d'un prof à l'autre. Entre ceux qui appliquent une valse des points dont on ne saisit pas le sens (exemple retrait de points pour l'orthographe ou présentation non conforme aux petites manies du prof, nom à gauche, date à droite ou inversement...). On ne sait plus ce qui est évalué. Je ne parle même pas du prof pour qui 20/20 est la note du prof inaccessible à l'élève!

Pour beaucoup, il est évident que le travail est noté sur 20 pour calculer facilement des moyennes sur 20 ; "l'évaluation" devient alors un ensemble de questions barêmées de manière à ce que le total fasse 20. Ainsi une connaissance ou un savoir-faire (quand la différence est faite) secondaire est notée sur un même nombre de points que l'essence même de la leçon...
L'absence légale pénalisée par un zéro, voire le bras cassé en EPS !
Il est normal et souhaitable que l'éducation nationale établisse elle même des évaluations avec des consignes de correction plutôt que de s'abriter derrière une soit disante liberté de l'enseignant qu'elle traite simultanément comme un chercheur et un simple manoeuvre.
L'opinion personnelle du prof en Conseil de classe prend également une part inacceptable dans ce qui apparaît sur les bulletins.
La manière dont sont utilisées ces évaluations est un autre débat, plus politique, mais c'est de toutes façons la même chose pour les notes.
Cela dit, l'exploitation efficiente de ces évaluations que l'on instaure ou retire en fonction des impératifs budgétaires reste une question sur laquelle la hiérarchie n'aide pas vraiment les enseignants à évoluer.
- Bonjour,

de notre côté, une année, pour mon fils, on a raconté nos sorties le soir, pour regarder les étoiles, et les jeux avec le chien de la famille. Avec ma fille, une autre année, on a raconté les parties de petits chevaux... C'était gratuit, a bien plu aux enfants, et a pris un temps raisonnable.
Je ne suis pas sure qu'il en faille beaucoup plus.

Dans notre école le directeur est encore plus fort ! A chaque réunion de rentrée il nous explique la loi de 1956. Mais, la réunion passée, ils donnent des devoirs oralement aux élèves (CM1 ou CM2 suivant les années). Les élèves n'ont pas le droit de les noter (pas de traces écrites), la plupart du temps ils oublient... et le lendemain se font sanctionner pour les devoirs qui ne sont pas faits !!!
Les parents des élèves de cette classe ne s'interrogent pas sur cette façon de faire...
Une loi pour tous et tellement d'interprétations ! Bravo à tous ceux qui appliquent cette loi dans leur classe pour permettre aux enfants comme aux parents de souffler le soir !




J'ai pris le cahier de correspondance de mon fils .. il est en CM1
et j'ai pris ma plume .. j'ai tout simplement demandé :
" Madame , dans votre réunion vous n'avez pas parlé des devoirs écrits ? Depuis quelques jours il y en a . Pouvez-vous me préciser si ceux-ci sont obligatoires ou facultatifs ?? Respectueusement "
J'attends la réponse de la directrice avec impatience .. et je suis même sûr qu'elle va m'appeler !!!
Mon fils fait 2 sports cette année et ce soir par exemple il avait 1 texte , des qcm et 3 phrases à faire ... après tout l'après midi en sport à l'école puis le judo jusqu'à 18h .. !!!! alors franchement c'est la goutte qui a fait déborder le vase .. aucunes leçons mais des exercices à finir , des qcm , des mots à récrire 5 fois car il s'est trompé à l'école ...