15 septembre 2009

Devoirs à la maison : illégal !

"Je sais bien que ton papa n'est pas d'accord, mais c'est comme ça" : propos tenus lors de la rentrée à mon fils (9 ans) par son institutrice annonçant qu'ils auraient à faire des devoirs. Ce n'est pas ce que vous auriez dû dire, madame l'institutrice, le propos exact aurait été "je sais bien que c'est illégal, mais je m'en fiche".

Cela fait plus d'un demi siècle que cette interdiction existe, que tous les constats, recherches, statistiques la confirment. A tel point, que même les ministres réformateurs en marche arrière de la dernière décennie n'ont pas osé l'abroger, alors que cela leur aurait mis la majorité des enseignants et des parents dans leur poche.

Même au collège : une toute récente enquête américaine menée sur 25 000 élèves de 12 ans dans 1 032 écoles, constate  que les devoirs à la maison, non seulement ont "peu d'effet ou pas du tout", y compris la mémorisation de leçons, mais creusent un peu plus les inégalités. Prudemment, ils disent "d'un point de vue politique, il est prématuré de conclure que l'augmentation de la somme de travail du soir est le levier à activer pour accroître l'efficacité du système  !!" (www.unlv.edu/projects/RePEc/pdf/0907.pdf)

Constatés sans relàche comme inutiles, nocifs tant aux points de vue cognitifs, psychologiques, sociaux tout aussi bien que de celui de la santé, interdits, la majorité des enseignants continue imperturbablement à distiller ses devoirs, la majorité des parents à l'accepter passivement ou à l'approuver. Si on peut avoir quelque clémence pour les seconds en mettant en avant leur ignorance, il n'en est pas de même pour les premiers, qu'on les considère comme des fonctionnaires ou comme des professionnels.

Comme fonctionnaires, il est pour le moins curieux qu'ils s'asseoient sans état d'âme sur des instructions officielles alors que, dans le même temps, ils se réfugient prudemment derrière elles (base élève, évaluations, réglement, réglement...). Il est tout aussi curieux que leur hiérarchie qui n'hésite pas à sanctionner au moindre écart qui met en cause son autorité souveraine et l'application tâtillonne de ses instructions, ferme les yeux sur des actions reconnues comme nocives pour les enfants. Il est vrai que personne n'a encore été traîné en justice pour ce fait qui relève de la mise en danger des enfants ! Toute proportion gardée, mais la proportionnalité dans ce domaine et appliquée à des millions d'enfants est d'une appéciation élastique.

Comme professionnels, il est tout aussi curieux que les enseignants ne soient pas au courant d'un demi siècle de constats, y compris dans les pays portés aux nues pour l'efficacité de leur système éducatif... sans devoirs et sans stress. Curieux qu'ils n'aient pas constaté qu'aucun devoir n'a sorti un élève des difficultés pour lesquelles ils sont soi disant donnés. Bien au contraire. Dans le domaine de la santé, dans n'importe quel autre domaine, on appellerait cela de l'incompétence, voire de l'indigence. Et on entendrait, peut-être mais pas sûr, ministres et politiques s'égosiller dans toutes les tribunes. Peut-être aussi (mais ce n'est pas plus sûr) nos intellectuels moralistes habituels.

Ce qui est tout aussi curieux, c'est que donner des devoirs, donc prolonger l'école au-delà de ses heures obligatoires, empiéter dans le domaine familial, c'est reconnaître de facto l'échec professionnel pendant le temps scolaire. De très nombreux parents m'écrivent qu'à la maison, pour faire faire cette corvée obligatoire, il faut qu'ils expliquent... ce qui n'a pas été compris en classe ! Parfois, ce sont même des punitions que l'enfant doit accomplir à la maison, probablement pour que le père ou la mère rajoute une couche d'opprobe ! Et je suppose que les enseignants ne toléreraient pas que, d'une manière ou d'une autre, les élèves et les parents s'immiscient quotidiennement dans leur espace personnel ou familial !

On nous dit : "mais c'est un moyen de tenir les parents au courant, d'établir une relation". Si c'est le seul moyen dont l'école dispose pour établir une relation, alors c'est dramatique pour l'école et ceux qui y occupent une fonction. Et c'est révélateur du gheto qu'elle constitue et dans lequel elle se complaît.

On nous dit aussi "pour les préparer à la masse de travail qu'ils vont avoir au collège" Raisonnement des plus étonnant : là, c'est cette fois la quasi totalité des parents qui constate que ce qui est demandé aux enfants à partir du collège est démesuré. Depuis des années une grande partie du corps médical tire les sonnettes d'alarme sur l'atteinte à la santé des collégiens du fait de la prolongation sans fin et inutile d'une journée de travail. Alors, parce que les enfants vont avoir à subir une incroyable absurdité maintenue par simple tradition, il faudrait leur faire subir avant les préjudices qui les attendent ? il n'y a plus qu'à les enfermer dès la naissance !

Il n'empêche qu'il y a un interdit. Si cet interdit est jugé contestable, j'admets que l'on puisse demander son abrogation, mais en attendant, on l'applique. Comme le font les partisans de la peine de mort, ceux contre l'avortement... On peut penser que fumer un pétard n'est pas dangereux, on peut militer pour la légalisation du cannabis, mais en attendant, si on se fait prendre on est sanctionné et pas une personne disposant d'une fonction d'autorité ne se permettrait d'en distribuer, même si elle pensait que ce n'est pas dangereux.

Alors ? les devoirs à la maison ne relèvent certainement pas de la pédagogie, ni de la citoyenneté. De la bêtise ? De l'abus de pouvoirs ? j'ai envie de dire : de la psychanalyse.

Quelques rappels de textes :

Déjà, en 1912 (!!!)

Circulaire (novembre 1912) - Académie de la Haute-Marne (l’Inspecteur d’Académie de la Haute-Marne)
Objet : suppression des devoirs écrits dans la famille.
L’inspecteur d’académie
Mes chers collaborateurs,
J’ai appelé déjà votre attention sur les devoirs écrits faits dans la famille. Je vous ai dit que l’utilité en était fort contestable, qu’ils risquaient, après une journée scolaire de six heures, de fatiguer l’enfant, que les conditions matérielles où ils sont la plupart du temps exécutés, pouvaient les rendre nuisibles à la santé de nos élèves ; et je vous ai recommandé de les donner très courts, si vous ne les supprimiez pas tout à fait. J’estime, expériences faites, que leur suppression absolue s’impose.
Il y avait encore des supérieurs hiérarchiques humainstes et soucieux... des enfants. Mais cela n'était pas encore une prescription nationale.

Elle l'est devenue en 1956 et n'a jamais été démentie depuis, y compris par la succession de ministres, de Chevennement à Luc Chatel, prônant un retour aux "méthodes d'antan". Donner des devoirs écrits à la maison reste toujours illégal :

Les circulaires du 29/12/1956, du 28/01/1958 et du 28/01/ 1971 interdisant les devoirs écrits à la maison pendant l'école primaire, si elles ont été abrogées par la circulaire n° 94-226 du 6 septembre 1994, celle-ci, en précisant "des études dirigées, d’une durée quotidienne de trente minutes, sont mises en place, dans chaque classe, pendant le temps scolaire, à la suite des séquences d’enseignement proprement dites et avant le début des activités péri-scolaires éventuelles" insiste lourdement : "Dans ces conditions, les élèves n’ont pas de devoirs écrits en dehors du temps scolaire"
Ces dispositions sont confirmées dans le document d'accompagnement des programmes 2002 : "Dans les classes élémentaires, le travail scolaire à faire à la maison est limité : les devoirs écrits sont proscrits "

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Commentaires sur Devoirs à la maison : illégal !

non aux devoirs !!

ravie de lire tout ça .. car j'ai tout lu !!!!
J'ai pris le cahier de correspondance de mon fils .. il est en CM1

et j'ai pris ma plume .. j'ai tout simplement demandé :

" Madame , dans votre réunion vous n'avez pas parlé des devoirs écrits ? Depuis quelques jours il y en a . Pouvez-vous me préciser si ceux-ci sont obligatoires ou facultatifs ?? Respectueusement "

J'attends la réponse de la directrice avec impatience .. et je suis même sûr qu'elle va m'appeler !!!

Mon fils fait 2 sports cette année et ce soir par exemple il avait 1 texte , des qcm et 3 phrases à faire ... après tout l'après midi en sport à l'école puis le judo jusqu'à 18h .. !!!! alors franchement c'est la goutte qui a fait déborder le vase .. aucunes leçons mais des exercices à finir , des qcm , des mots à récrire 5 fois car il s'est trompé à l'école ...

Posté par fanny, 26 septembre 2011 à 23:55
réponse ...

voici la réponse de l'instit .. no comment !!
"Madame ,
Les devoirs , toujours très courts , restent vivement conseillés.
Merci de votre intérêt.
Bien à vous."

Posté par fanny, 27 septembre 2011 à 17:49
Avez-vous vraiment tout lu

Bonsoir fanny,

Il semble que vous n'ayez pas tout lu, au contraire...

Rien, en effet, dans les textes officiels applicables et opposables n'interdit les devoirs.

Vous ne trouverez que des allusions à cette problématique dans certaines circulaires. Or, jusqu'à preuve du contraire (et je suis plus que sûr de moi), une circulaire n'est pas un texte de loi !

Donc, non, les devoirs ne sont pas interdits. Oui, s'ils ne sont pas trop accaparants, ils sont importants pour la construction des connaissances des enfants, de leurs savoir-faire et de leur savoir-être.

Oui la pratique du sport a peut-être pris trop de place à l'école et dans la vie des enfants !

Or, même si la pratique de 2 h par semaine d'un sport en dehors de l'école est très saine, est-ce utile de lui en faire faire deux ? Ne faut-il pas aussi que l'enfant (quand bien même il désirerait ardemment faire deux sports) apprenne à prendre le temps, avec sa famille ou seul ? Le temps de s'ennuyer ? De penser, de réfléchir, de contempler plutôt que de toujours faire, être dans l'action ?

Voilà les questions qu'il faut aussi se poser !

Sur ces quelques fragments de pensées, bon soir !

Posté par JAL, 27 septembre 2011 à 23:05
s'arranger avec les textes

"une circulaire n'est pas un texte de loi !"

Elles sont applicables par le service d'Etat concerné, avec les sanctions qui vont avec. Exemple : base élèves ! Curieux que des fonctionnaires se réfugient derrière les unes, s'assoient gaillardement sur les autres, surtout quand alors le risque de sanction est nul.

" ils sont importants pour la construction des connaissances des enfants, de leurs savoir-faire et de leur savoir-être."
Affirmation qui ne repose sur rien d'autre qu'un sentiment ou une croyance : toutes les études (TOUTES) ont démontré le contraire. Comme par hasard les systèmes éducatifs où la pression de l'école est moins forte ont de meilleurs "résultats" (sauf pour la Corée, je l'accorde, mais quelle vie ont les jeunes coréens !)

Posté par bernard_collot, 28 septembre 2011 à 11:02
oui j'ai tout lu

bonsoir ,
j'ai des amies qui sont maîtresses dans les même classes que mon fils , dans une école privée , en France.

Moi le mien est dans une école public à Monaco.

Je parlais exclusivement des devoirs écrits . et quand j'ai raconté les devoirs à cette amie elle m'a expliqué qu'elle ne donnait pas de devoirs écrits et que ceux de mon fils qui sont tous les soirs on l'air d'une punition ..
ce qui n'est pas le cas .

Pouvez m'expliquer qu'est ce que je peux faire ?? insister ??
je dois finir les exercices qui n'ont pas été fait en classe toute l'année et laisser faire ??

Mon mari me dit que s'il ne les fait pas alors il sera en retard mais j'ai dû mal à faire comprendre à mon mari qu'elle ne doit le faire à personne !!!

Il trouve normal de faire 30 mins par soir TOUS les soirs .

et pour l'instant depuis 3 semaines .. aucunes leçons .. uniquement de l'écrit ??

il est CE1 .. je vous le rappelle ..

Posté par fanny, 28 septembre 2011 à 20:50
oui j'ai tout lu

La réaction et la position de votre mari est compréhensible. Comme étaient compréhensibles les médecins qui pendant des siècles prescrivaient des saignées pour tout, et les patients qui acceptaient de se faire saigner pour enlever le mal.
Tel on pense encore aujourd'hui comment s'effectue la transmission des savoirs, les devoirs sont dans cette logique.
Le problème c'est d'une part que l'on a constaté que la saignée scolaire n'aboutissait pas aux effets escomptés, même avec l'effet placebo (croyance des malades), d'autre part que la science ayant aussi avancé dans ce domaine comme dans la médecine on sait aujourd'hui que le développement des constructions cognitives (pardon pour ces gros mots !) n'a strictement rien à voir avec la prescription de la saignée des devoirs.
Mais il a fallu attendre deux ou trois siècles pour que la saignée ne soit plus considérée comme une panacée, mais comme un danger.
S'il y a quelque chose que l'on peut dénoncer immédiatement, c'est l'absencetotale de formation des enseignants, plus ignorants encore que les médecins du XVIème ou XVIIème siècle. Souvenez-vous de Pasteur !

Posté par bernard_collot, 28 septembre 2011 à 21:07
devoirs et récré

enseigante du primaire début de carrière 71
une même maîtresse de cp pour mes2 enfants nés e 75 78
mma fille a supporté : 15 ou 20 mots à apprenre par coeur sur le son "eul,eille" ou d'autres tous les soirs
mon fils n'apas supporté et je passais de 5h à 7h du soir à le faire travailler sans compter je faisais un ce1 ce2 acec le travail que ça impose
etmon fils était privé se récréation tous lesjours

nous avions un ami pédopshycriate avec ses conseils j'ai laissé tomber nos heures de conflit avec mon fils ,imposé a l'instit de ne pas le priver de récré

dans la même école ,il faut le faire!!!!!

Posté par bocdui, 11 octobre 2011 à 16:02
devoirs

donc suite à mon premier message
je n'ai jamais donné de devoirs écrits à la maison
ce qui m'a valu en cm1 à chaque rentrée les reproches de certains parents lors de la réunion de rentrée des classes ,je leur apprenais les textes que certains collègues "ignoraient" et leur disais mais vous voulez leur en donner c'est votre problème personnel j"ai 62 ans!!!!!!!!!!!!!!!!

Posté par bocdui, 11 octobre 2011 à 16:13

alors y a t'il une loi ou un décret que je puisse montrer aux professeurs pour les calmer sans les irrités en sachant que eux ne ce gêne pas pour rabaisser nos enfants, est-ce vraiment qu'ils sont sensibles ou leur ORGUEIL parce que nous nous avons pas fait de grandes études comme eux?

Posté par kenzo, 10 décembre 2011 à 08:47

Réponse à kenzo,

Oui il y a des enseignants sensibles, d'autres orgueilleux, d'autres distraits, d'autres ont fait de grandes études, d'autres des études moyennes. Le point commun de tous est d'être souvent désarmés: comment faire écouter son cours par des élèves qui quelquefois n'en ont rien à faire, comment faire reconnaître le savoir comme une valeur dans un monde qui n'estime que le poids du compte bancaire, comment arriver à faire réfléchir des élèves pour qu'ils deviennent acteurs dans ce monde et non des moutons asservis à la parole de celui qui "gueule" le plus fort ou à la publicité? Amicalement

Posté par lageydanl, 13 décembre 2011 à 19:09
suite lageydanl

"Comment... ne plus être désarmés" Voilà une question intéressante. Elle n'a de solution, dans la conception du système éducatif actuel, que si l'enseignant est du type de celui du "cercle des poètes disparus". Mais combien d'enseignants peuvent-ils être de ce type ? Statistiquement 1 pour mille ? Et peut-on demander aux enseignants d'être ainsi des "christ" du savoir ? Quand la majorité des enfants n'en a ni la perception,donc ni l'envie, ni les armes pour y accéder (les langages)et bien d'autres soucis existentiels et affectifs immédiats.
Le problème n'est donc pas là.
C'est bien toute la conception de l'école, de ses finalités, de la transmission des savoirs qu'il faut remettre à plat. Et c'est aussi se remettre en question, penser autrement. Ce n'est pas une mince affaire, qui que l'on soit.

Posté par bernard_collot, 13 décembre 2011 à 21:36

Tout à fait d'accord avec le dernier commentaire mais une telle remise en question peut-elle se faire dans le contexte actuel? Les moments de rencontres entre enseignants sont de plus en plus rares: stages réduits en peau de chagrin; rencontres entre deux portes lors d'activités de regroupement " bonjour, salut, ça va? à plus". Les programmes sont délirants et imposés sans concertation; lors d'animations pédagogiques ,on nous dit qu'il n'y a aucune différence entre les enfants d'une même classe d'âge en maternelle (sic), on nous parle de pédagogie différenciée mais curieusement les réponses deviennent évasives quand il s'agit de mise en oeuvre. En fait débrouillez-vous pour: faire avaler l'intégralité des programmes, remplir tous les imprimés administratifs en temps et en heure; gérer des classes de vingt-cinq à trente élèves; donner confiance aux parents etc Si l'élève ne réussit pas c'est à cause de vous et s'il réussit, il aurait réussi tout aussi bien avec un autre enseignant etc etc Des solutions existent, au cour de chacun mais avons-nous vraiment le temps et l'énergie pour se pencher sur ces questions?

Posté par lageydanl, 15 décembre 2011 à 18:00
lageydal

Vous avez listé une série de revendications immédiates, préalables, urgentes ! Tout le monde enseignant, parental devait se mobiliser pour obtenir d'abord un desserrement de l'étau pour pouvoir se consarer à la libération de l'étau. En cette période électorale, ce devrait être le bon moment pour que des propositions simples,qui ne bouleversent pas trop, soient audibles par des politiques qui, de toutes façons et manifestement, ne savent pas quoi faire.

Posté par bernard_collot, 15 décembre 2011 à 18:25

Petite remarque en passant, on nous parle toujours de décentralisation mais en fait, on assiste à une centralisation forcenée: ainsi, dans mon département, les inspections départementales sont fermées et regroupées à l'inspection académique, cette hyperthrophie de la "tête" n'est à mon sens pas de bon augure.

Posté par lageydanl, 15 décembre 2011 à 19:26
devoirs maison en 6ieme

bonjour, les devoirs maison sont t'ils oui ou non autorisés au college ???? merci si oui dans quelles mesures ????

Posté par thierry, 03 janvier 2012 à 17:54
Collège

Est-ce que cette loi marche aussi pour le collège ? Les devoirs écrit sont-ils interdits aux collège ? ou juste pour les primaire ?

Posté par Coco, 08 janvier 2012 à 15:08
collège

Non, il n'y a pas d'instructions concernant l'interdiction des dvoirs écrits à la maison en ce qui concerne le collège.
Il faudrait vérifier cependant (auprès des profs de collège) s'il y a des instructions ou directives concernant ces devoirs ou si cela est laissé à la totale appréciation des profs.
Deux débats ne sont jamais ou rarement menés : celui de l'utilité de ces devoirs (justification), celui de leur obligation du fait que l'autorité du collège cesse dès la sortie. L'obligation ne pouvant alors que relever de l'autorité parentale.
Il semble alors que seule une décision d'un tribunal administratif pourrait alors faire jurisprudence si le défaut de "faire ses devoirs" était pénalisé ensuite au collège. Mais pour cela il faudrait qu'il y ait une plainte déposée, ce que personne ne fait sachant bien que l'enfant en subirait par la suite les conséquences. Il faudrait que ce soient une ou des associations de parents qui le fassent... et ce n'est pas pour demain.

Posté par bernard_collot, 08 janvier 2012 à 18:27
Des devoirs comme punition !

Nous venons de trouver une de ces aberrations dans le cahier de liaison de notre fille (7 ans, CE1) : le conseil des maîtres a élaboré un avenant au règlement intérieur dans lequel les sanctions sont ajoutées (elles avaient été "omises" dans le RI remis en début d'année).
première sanction : un devoir supplémentaire !
Jusqu'à présent, notre fille prenait un soin particulier à faire ses devoirs, souvent même plaisir. Comment garantir cet état d'esprit avec de telles décisions ?
Peut-on aller contre ? Y aurait-il des recours ?

Posté par José, 15 janvier 2012 à 18:11

Réponse à José,

Déjà ne faites pas ce genre de commentaire devant votre fille. Il vaut mieux garder votre opinion pour vous. Elle ne sera sans doute pas touchée par ce genre de mesures si elle a plaisir à faire son travail scolaire.Expliquez-lui que cette mesure est faite pour sanctionner les écarts de conduite des élèves, que c'est destiné à les faire réfléchir, que cela leur rendra "peut-être" service, surtout si c'est un devoir intelligent. Faites confiance aux enseignants. Ils exercent dans des conditions difficiles. Peut-on aller contre? Y a t-il des recours? voilà ce que j'appelle des commentaires à tendance agressive: Allez tout simplement voir l'enseignant ou les enseignants et discutez avec eux, gentiment. Qu'en retirerez-vous, si vous les braquez? Votre fille a besoin de calme et de sérénité, elle n'a surtout pas besoin de se sentir l'objet d'un conflit entre gens qu'elle aime ou apprécie. Dans la vie d'un enfant, il y a ses parents: papa et maman et puis il y a maître ou maîtresse. L'entente dans ce trio est fondamental pour qu'elle puisse s'épanouir, ce qui semble être le cas jusqu'à présent. Attention, cela ne veut absolument pas dire de faire le gros dos ou de s'écraser. Il faut réfléchir d'abord, ne pas réagir sur le coup d'une émotion, en parler avec les premiers concernés, les enseignants. Evitez de monter une "coalition" de parents, cela dénote un manque de confiance et une peur d'affronter l'autre considéré comme un adversaire. Déjà, renseignez-vous sur ce que peut être ce devoir supplémentaire.Demandez des précisions, demandez pourquoi cet avenant a été décidé avant de décider si c'est une aberration ou non. Cela n'arrive pas par hasard, il y a des raisons bonnes ou "mauvaises" mais des raisons tout de même. Enfin voilà ce que je pense mais bien sûr, cela n'engage que moi. Parler, écouter, échanger, faire connaissance, faire confiance. Tout le monde ne peut que gagner dans ce jeu là.
Amicalement.

Posté par lageydanl, 31 janvier 2012 à 17:02
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