15 septembre 2009
Devoirs à la maison : illégal !
"Je sais bien que ton papa n'est pas d'accord, mais c'est comme ça" : propos tenus lors de la rentrée à mon fils (9 ans) par son institutrice annonçant qu'ils auraient à faire des devoirs. Ce n'est pas ce que vous auriez dû dire, madame l'institutrice, le propos exact aurait été "je sais bien que c'est illégal, mais je m'en fiche".
Cela fait plus d'un demi siècle que cette interdiction existe, que tous les constats, recherches, statistiques la confirment. A tel point, que même les ministres réformateurs en marche arrière de la dernière décennie n'ont pas osé l'abroger, alors que cela leur aurait mis la majorité des enseignants et des parents dans leur poche.
Même au collège : une toute récente enquête américaine menée sur 25 000 élèves de 12 ans dans 1 032 écoles, constate que les devoirs à la maison, non seulement ont "peu d'effet ou pas du tout", y compris la mémorisation de leçons, mais creusent un peu plus les inégalités. Prudemment, ils disent "d'un point de vue politique, il est prématuré de conclure que l'augmentation de la somme de travail du soir est le levier à activer pour accroître l'efficacité du système !!" (www.unlv.edu/projects/RePEc/pdf/0907.pdf)
Constatés sans relàche comme inutiles, nocifs tant aux points de vue cognitifs, psychologiques, sociaux tout aussi bien que de celui de la santé, interdits, la majorité des enseignants continue imperturbablement à distiller ses devoirs, la majorité des parents à l'accepter passivement ou à l'approuver. Si on peut avoir quelque clémence pour les seconds en mettant en avant leur ignorance, il n'en est pas de même pour les premiers, qu'on les considère comme des fonctionnaires ou comme des professionnels.
Comme fonctionnaires, il est pour le moins curieux qu'ils s'asseoient sans état d'âme sur des instructions officielles alors que, dans le même temps, ils se réfugient prudemment derrière elles (base élève, évaluations, réglement, réglement...). Il est tout aussi curieux que leur hiérarchie qui n'hésite pas à sanctionner au moindre écart qui met en cause son autorité souveraine et l'application tâtillonne de ses instructions, ferme les yeux sur des actions reconnues comme nocives pour les enfants. Il est vrai que personne n'a encore été traîné en justice pour ce fait qui relève de la mise en danger des enfants ! Toute proportion gardée, mais la proportionnalité dans ce domaine et appliquée à des millions d'enfants est d'une appéciation élastique.
Comme professionnels, il est tout aussi curieux que les enseignants ne soient pas au courant d'un demi siècle de constats, y compris dans les pays portés aux nues pour l'efficacité de leur système éducatif... sans devoirs et sans stress. Curieux qu'ils n'aient pas constaté qu'aucun devoir n'a sorti un élève des difficultés pour lesquelles ils sont soi disant donnés. Bien au contraire. Dans le domaine de la santé, dans n'importe quel autre domaine, on appellerait cela de l'incompétence, voire de l'indigence. Et on entendrait, peut-être mais pas sûr, ministres et politiques s'égosiller dans toutes les tribunes. Peut-être aussi (mais ce n'est pas plus sûr) nos intellectuels moralistes habituels.
Ce qui est tout aussi curieux, c'est que donner des devoirs, donc prolonger l'école au-delà de ses heures obligatoires, empiéter dans le domaine familial, c'est reconnaître de facto l'échec professionnel pendant le temps scolaire. De très nombreux parents m'écrivent qu'à la maison, pour faire faire cette corvée obligatoire, il faut qu'ils expliquent... ce qui n'a pas été compris en classe ! Parfois, ce sont même des punitions que l'enfant doit accomplir à la maison, probablement pour que le père ou la mère rajoute une couche d'opprobe ! Et je suppose que les enseignants ne toléreraient pas que, d'une manière ou d'une autre, les élèves et les parents s'immiscient quotidiennement dans leur espace personnel ou familial !
On nous dit : "mais c'est un moyen de tenir les parents au courant, d'établir une relation". Si c'est le seul moyen dont l'école dispose pour établir une relation, alors c'est dramatique pour l'école et ceux qui y occupent une fonction. Et c'est révélateur du gheto qu'elle constitue et dans lequel elle se complaît.
On nous dit aussi "pour les préparer à la masse de travail qu'ils vont avoir au collège" Raisonnement des plus étonnant : là, c'est cette fois la quasi totalité des parents qui constate que ce qui est demandé aux enfants à partir du collège est démesuré. Depuis des années une grande partie du corps médical tire les sonnettes d'alarme sur l'atteinte à la santé des collégiens du fait de la prolongation sans fin et inutile d'une journée de travail. Alors, parce que les enfants vont avoir à subir une incroyable absurdité maintenue par simple tradition, il faudrait leur faire subir avant les préjudices qui les attendent ? il n'y a plus qu'à les enfermer dès la naissance !
Il n'empêche qu'il y a un interdit. Si cet interdit est jugé contestable, j'admets que l'on puisse demander son abrogation, mais en attendant, on l'applique. Comme le font les partisans de la peine de mort, ceux contre l'avortement... On peut penser que fumer un pétard n'est pas dangereux, on peut militer pour la légalisation du cannabis, mais en attendant, si on se fait prendre on est sanctionné et pas une personne disposant d'une fonction d'autorité ne se permettrait d'en distribuer, même si elle pensait que ce n'est pas dangereux.
Alors ? les devoirs à la maison ne relèvent certainement pas de la pédagogie, ni de la citoyenneté. De la bêtise ? De l'abus de pouvoirs ? j'ai envie de dire : de la psychanalyse.
Quelques rappels de textes :
Déjà, en 1912 (!!!)
Circulaire (novembre 1912) - Académie de la Haute-Marne (l’Inspecteur d’Académie de la Haute-Marne)
Objet : suppression des devoirs écrits dans la famille.
L’inspecteur d’académie
Mes chers collaborateurs,
J’ai appelé déjà votre attention sur les devoirs écrits faits dans la famille. Je vous ai dit que l’utilité en était fort contestable, qu’ils risquaient, après une journée scolaire de six heures, de fatiguer l’enfant, que les conditions matérielles où ils sont la plupart du temps exécutés, pouvaient les rendre nuisibles à la santé de nos élèves ; et je vous ai recommandé de les donner très courts, si vous ne les supprimiez pas tout à fait. J’estime, expériences faites, que leur suppression absolue s’impose. Il y avait encore des supérieurs hiérarchiques humainstes et soucieux... des enfants. Mais cela n'était pas encore une prescription nationale.
Elle l'est devenue en 1956 et n'a jamais été démentie depuis, y compris par la succession de ministres, de Chevennement à Luc Chatel, prônant un retour aux "méthodes d'antan". Donner des devoirs écrits à la maison reste toujours illégal :
Les circulaires du 29/12/1956, du 28/01/1958 et du 28/01/ 1971 interdisant les devoirs écrits à la maison pendant l'école primaire, si elles ont été abrogées par la circulaire n° 94-226 du 6 septembre 1994, celle-ci, en précisant "des études dirigées, d’une durée quotidienne de trente minutes, sont mises en place, dans chaque classe, pendant le temps scolaire, à la suite des séquences d’enseignement proprement dites et avant le début des activités péri-scolaires éventuelles" insiste lourdement : "Dans ces conditions, les élèves n’ont pas de devoirs écrits en dehors du temps scolaire"
Ces dispositions sont confirmées dans le document d'accompagnement des programmes 2002 : "Dans les classes élémentaires, le travail scolaire à faire à la maison est limité : les devoirs écrits sont proscrits "
Commentaires
de l'eau pour votre moulin
Lorsque j'étais en exercice, pendant près de quarante ans et ayant débuté du temps du certificat d'études, je n'ai jamais donné le moindre devoir ni la moindre leçon à mes élèves. Et, de notoriété publique et de l'aveu de ma hiérarchie, mes élèves réussissaient au moins aussi bien que les autres.
Par contre je les incitais, je leur suggérais une foule d'activités ludiques, lire, dessiner, fabriquer, inventer, chercher, ramasser, apporter... Certaines à leur disposition à l'école comme par exemple des mots croisés, des jeux mathématiques, qu'ils pouvaient, s'ils le voulaient, emporter à la maison. Ce qui me surprenait, au moins à mes débuts, c'est que peu à peu tous s'y adonnaient avec plaisir. A tel point qu'un jour, à l'époque ou la télé a envahi les foyers, une maman m'a dit :"C'est incroyable Johan ne regarde plus la télé ! il n'arrête pas de faire des choses, pour l'école me dit-il ! comment vous faites ?". Je lme souviens bien lui avoir répondu une seule phrase "intéresser, intéresser librement madame !"
Ce qui est terriblement inquiétant, c'est que mes peits-enfants (3) ont des devoirs... donnés par de jeunes maîtresses ! aussi bêtes d'ailleurs que ceux qui étaient donnés par les collègues du début du siècle dernier. Les mêmes ! Mes deux filles, les mamans, ne savent plus que faire.
Vous avez fait, dans un de vos billets, la comparaison avec la saignée. Qu'est-ce qu'on dirait si la saignée était à nouveau la prescription universelle ? même pour la grippe A ! Le terme "indigence" que vous avez employé ne me semble pas trop fort.
En tous cas, même si l'école n'est plus mon quotidien depuis longtemps (encore que, avec mes petits-enfants...)je lis régulièrement votre blog et j'ai même lu votre ouvrage. Il m'a permis de comprendre à retardement... ce que je faisais, même si je ne suis pas allé aussi loin que vous. Vous avez dit dans un billet que vous vous étiez attelé à un autre livre. Entre deux séjours dans mon jardin je le lirai avec plaisir, comme un vieux collègue !
Pour mes petits-enfants, fasse que vous soyez un jour entendu.
Oh ! oui !
Oh ! oui ! il y en a marre de ces petits dictateurs (dictateuses ?) qui peuvent faire ce qu'ils veulent des enfants et qui se moquent bien des conséquences. Ils feraient bien de prendre des leçons auprès des vieux comme vous et l'instit du commentaire précédent (soyez pas vexé !). Mais maintenant ce sont des profs ! ils ne savent rien mais se croient sortis de la cuisse de Jupiter. Darcospiter !
Un papa qui vient de s'engueuler avec l'instite de sa fille :!
Merci !... Hélas, en cette rentrée, c'est finalement presque le cadet de mes soucis... Mais quand je tiens ces propos à mon mari, c'est lui qui pense que je devrais être psychanalysée....... Je me sens souvent très démunie et vous lire me met un peu de baume au coeur !
Bonjour,
Je suis tombée par hasard sur votre site ( en faisant une recherche sur le fordisme et le taylorisme pour mes devoirs de 1eres S).
Et je pense qu'en primaire il est normal, qu'un enfant de 6ans et plus, ai à faire un petit travail de 15 à 30min.
Par exemple au CP, un enfant apprend à lire. La maitresse ne peut pas interroger TOUT les enfants pour un mot, une phrase ... Donc le soir les parents peuvent revoir avec l'enfant les syllabes, les sons ...
Moi je pence qu'il est important que les enfants travaillent (meme très peu) chez eux, car chaque enfant est different. Certain auront besoin de travaillé plus certains points alors que d'autre non ... ( ex: un enfant dyslexique aura besoin de travaillé plus la lecture et l'orthographe ...).
Depuis le CP jai toujours eu des devoirs à la maison et personnellement ça n'a JAMAIS nui à ma santé ...
Par contre pour un jeune enfant, je pence qu'il ne faut pas donner plus de 45min de devoirs par jour...
Qu'en pensez vous ?
réponse à Marie
Chacun est libre d'avoir une opinion. L'interdiction des devoirs, rare mesure qui n'est pas démagogique, s'est appuyée et continue de s'appuyer sur d'innombrables constats et vérification de ces constats. Si, dans la sphère familiale, des parents pensent qu'il faut que leurs enfants fassent des devoirs,libre à eux, cela relève du domaine de leur autorité. Mais il n'est pas possible que ceux qui ont à charge d'appliquer instructions, législation, circulaires... dans le seul espace et le temps scolaire, imposent quoi que ce soit en dehors du champ de leur autorité (dans la sphère familiale, imposent en plus quelque chose qui leur est strictement et précisément interdit. Et, en plus encore, d'employer pression, mesures de rétorsions, stigmatisation, sanctions lorsque enfants et parents ne se seront pas pliés à ce qui est, en terme juridique, un abus de pouvoir.
Il y a aussi, dans cette affaire, empiètement du pouvoir des enseignants, déjà quasi absolu dans l'espace et le temps scolaire, sur les domaines qui sont ceux de la famille.
comment faire???
Comment faire pour parler a la maîtresse sans craindre des représailles contre l'enfant?????
Je suis tout a fait de votre opinion et j'aimerais en parler a la maîtresse. De plus, il y a des raisons médicales qui font que ma fille doit pas se fatiguer trop âpres l'école (raisons médicales que tout le corps médical m'a conseille de garder pour nous et de ne pas les communiquer a l'école).
Demain il y a la réunion avec les parents, puis-je imprimer le texte de loi??? et le distribuer aux autres parents??? Puis je demander que ma fille soit exclue des devoirs sans pénalisation. (Parce que les devoirs sont notes dans la classe de ma fille). Et puis qui contrôle les maîtresses, pouvons nous faire quelque chose au niveau de l'académie??
réponse à ambra
C'est simple :
- rappeler que des textes précisent ce que les fonctionnaires de l'éducation nationale peuvent faire, doivent faire, ne peuvent pas faire. Donner des devoirs écrits fait partie de la dernière catégorie et sont sans ambiguité.
- préciser que si des parents veulent que leurs enfants fassent des devoirs, cela relève de leur seule responsabilité ; le domaine d'autorité des enseignants s'arrête à l'enceinte et au temps scolaire, en dehors, c'est en terme juridique de l'abus de pouvoir (voir aggravé, s'exerçant par une personne d'autorité vis à vis d'un mineur).
- si par souci de diplomatie on accepte que des devoirs soient donnés mais non obligatoires (bien que le texte précise que les enseignants n'ont pas à donner de devoirs écrits, qu'ils soient obligatoires ou facultatif), il doit être précisé par l'enseignant (ou on doit lui faire dire) qu'aucune mesure de rétorsion, pression, sanction, stigmatisation ne sera exercé sur les enfants n'ayant pas fait leurs devoirs.
- De par l'infraction au devoir de fonctionnaire, de par le non respect de la responsabilité et de l'autorité parentale (abus de pouvoir), de par les préjudices causés à l'enfant (qui motivent l'interdiction), tout cela relève imparablement du tribunal administrati, voire du pénal
- En général, cela suffit à remettre les choses en place (je viens de l'expérimenter... ce soir même !)
En dehors de l'espace scolaire, c'est vous parents qui êtes responsables de vos enfants et de ce que vous jugez bon pour eux. On vous (nous) le rabache assez !
Je l'exprime chaque année aux réunions avec les enseignants... Je vais devoir m'y recoller cette année encore....... Mais je suis laaaaaaaassssseeeeeee...... Vraiment ! J'en ai marre ! Demain et après-demain ce seront les 9e et 10e fois que je le râbache... (Et en prime, il va falloir que j'explique au prof de mon CP qu'on ne prive pas un enfant de récréation...........)
J'ai un fils -cm2- qui est un peu dyslexique mais bon élève qui déteste écrire et les maîtresses n'ont pas l'air de se rendre compte que ça s'assimile à du gavage pur, simple et cruel...
Bon, il a été courageux lundi soir dernier : il a refusé tout net de préparer une auto-dictée, et il a rendu copie blanche : pas de réflexion de la part de la maîtresse... Je vais voir vendredi ce qu'elle m'en dit ;o)...
qui contacter?
Je suis entierement d'accord avec vous. L'année prochaine ma fille rentrera en CP, l'institutrice non seulement donne des devoirs, mais en plus les récompenses: chaque fois que les enfants ont effectué 10 devoirs ils obtiennent 1 image!!! Je trouve celà honteux! Il semble qu'elle ait dit aux parents qui n'étaient pas contents, lors de la réunion de cette année, d'aller se plaindre plus haut! Savez-vous a qui s'adresser pour dénoncer les pratiques de cette institutrice et directrice de l'école?
cordialement
réponse à cerise
- rappeler d'abord à l'institutrice qu'il y a des textes qui encadrent ce qu'elle ne peut pas faire, en l'occurence donner des devoirs écrits (attention, il s'agit seulement des devoirs écrits). Elle aggrave d'ailleurs son cas en assujettissant son action d'une pression.
- Si cela ne suffit pas, s'adresser à son autorité hiérarchique, c'est à dire l'inspecteur ou l'insepectrice de l'éducation nationale de votre circonscription, en lui demandant de faire appliquer les textes par sa subordonnée (en ce moment le ministère martelle que les enseignants ne sont que des fonctionnaires qui doivent appliquer les instructions ; on sait bien qu'il s'agit de circonstances politiques et des motivations plus que douteuses, mais autant en profiter pour l'obliger à être conforme à ses déclarations et à exiger l'application de ce qui est banal).
- Si pas de réponse, aller plus haut, c'est à dire l'inspecteur d'académie du département et menacer de faire appliquer les textes par la voie légale (plainte aux tribunaux)
- éventuellement, signaler le fait au médiateur de l'éducation nationale, il y en a un par département ou par académie.
Il s'agit simplement du droit des citoyens à bénéficier de la loi.
L'an passé lorsque j'ai annoncé aux parents d'élèves que je ne donnais pas de devoirs le soir, certains ont rué dans les brancards : "c'était une honte, c'était inadmissible..." Je leur est expliqué que cela était interdit, qu'ils avaient autres choses à faire le soir en rentrant du travail bien fatigué que de vérifier ou de faire les devoirs avec leurs enfants, que les devoirs étaient aussi parfois sujet à disputes. Certains ont acquiescé, d'autres paraissaient plus que septiques. Je leur ai dit "vous pouvez faire pleins d'autres choses avec vos enfants : jouer, sortir en famille, leur faire découvrir les petites choses de la vie. Ils apprennent pleins de choses avec vous, plus que vous ne le croyiez."
Une maman me dit : "mais quand même, ma fille a des difficultés, je dois la faire travailler" "Vous pensez qu'après une journée d'école elle peut encore se concentrer plus d'1h sur des devoirs (niveau CE2)?" Et d'autres parents encore : "Mais, mais, mais..."
Au final je me suis un peu fâchée en leur disant que s'ils voulaient jouer à la maîtresse avec leurs enfants et qu'ils trouvaient qu'une journée d'école ne suffisait pas, ils n'avaient qu'à acheter ces manuels que l'on trouve partout dans le commerce et qui ont fleuri ces dernière année, du genre "toute l'année de CE2".
Que conclure de cette réunion et de l'année scolaire : 90% des parents étaient ravie, l'autre beaucoup moins (10% très traditionnel dans leur approche de l'école et de la pédagogie, leur trois mots d'ordre : orthographe, grammaire, conjugaison... Ca c'est une autre histoire!).
Mais ce qui est sur c'est que 100% des élèves étaient heureux et n'est-ce pas ça l'essentiel!
NULLISSIME
Je viens de découvrir votre site. J'ai lu qq unes de vos lignes, ça m'a suffit!! Vous n'exercez plus? Vous vous êtes fait virer? En tous les cas on sent un vieux pèpère aigri qui a des comptes à régler et surtout rien à faire d'autre que de monter les parents contre l'école de leur(s)enfant(s) et à épier le moindre faux pas pour courir dénoncer! Les titres sont évocateurs: devoirs: ILLEGAL!!! Conseil d'école: parents, ramenez-la même sur la péda!!!! J'hallucine!!
Chacun son job. C'est une bénédiction que le mien ne soit plus le vôtre.
on a les hallucinations qu'on peut !
On a les hallucinations qu'on peut ! Moi, j'hallucine tous les jours en enntendant les Clara. J'ai eu la chance de rencontrer de jeunes instits (don pas des pépés), plein d'enthousiasme (que vous ne pourriez donc, Clara, présupposer aigris), qui marchent sur les traces du "pépé" et de bien d'autres comme Freinet cité dans un billet. Et moi, je n'hallucine pas, je rêve que mes enfants soient un jour avec ces gens qui vous... hallucinent !
pépé ?
D'après la photo, il est pas mal "le pépé" !
C'est bien la société actuelle qui est hallucinante ! quand quelqu'un considère qu'un enfant est d'abord un enfant, qu'un parent est un adulte citoyen, il fait halluciner !
Je trouve au contraire que ce blog n'est même pas assez polémiste. En fait de dénoncer, il ne fait que mettre au jour des faits que l'on ne voit même plus. C'est ce qui doit déranger Clara. Quel est donc ton job ma chère que l'on sache ce que tu bénis ?
je n'en reviens pas:
Jeudi soir nous rentrons un peu tard à la maison et j'autorise donc pour la première fois ma fille de CM1 à ne pas faire ses devoirs écrits.
J'écris un petit mot à la maîtresse en lui demandant de bien vouloir l'excuser.
A la lecture du mot la maîtresse demande des explications à ma fille et cette dernière toute innocente lui répond que nous sommes rentrés tard de chez le médecin.
La maîtresse lui répond que ce n'est pas une excuse et la prive intégralement de récréation pour qu'elle puisse faire ses devoirs de la veille...
Deux violations du réglement (devoirs écrits ET privation de récré) => une ferme mise au point avec l'enseignant ?!... C'est en tout cas ma "politique" quoiqu'il m'en coûte...
Privé de récré et puni
Je viens de vivre la même chose avec la remplaçante de la maitresse de mon fils en CM1. Alors qu'il était demandé pour mardi que les enfants écrivent deux verbes conjugués au présent et au futur, nous les avons fait à l'oral comme à notre habitude et en toute bonne foi d'ailleurs car mon fils avait bizarrement "oublié" la consigne ... J'apprends le mercredi que la maitresse l'a puni de récréation (celle du matin plus une partie de celle du midi), avec comme "punition" la réécriture de quatre verbes au lieu de deux aux mêmes temps.
Résultat des courses, non seulement mon gamin ne se souvient absolument pas des verbes qu'il a recopié mais en plus, je ne suis pas convaincue qu'il ait été réellement concentré sur le temps de travail qui a suivi. Trois heures d'affilée sans pause,à neuf ans c'est un peu hard. Je doute totalement e l'efficacité pédagogique de telles méthodes ...
Par ailleurs, sa maitresse habituelle respecte la circulaire de 56. Du coup, les enfants sont complètement chamboulés par cette dame qui distribue les punitions à tour de bras (six enfants ont été punis en même temps que mon fils). Et apparemment, les punitions tombent tous les jours, dès qu'un mot est mal orthographié (mots à recopier dix fois ...). Bref, des méthodes d'un autre âge.
Du coup, j'ai mis un mot dans le cahier de liaison (en joignant le texte de la circulaire!). Elle a rétorqué à mon fils qu'elle connaissait bien cette circulaire, qu'elle avait déjà été inspectée plusieurs fois et qu'on ne lui avait jamais rien reproché ... Et dans la réponse(très courtoise d'ailleurs) qu'elle m'a faite par écrit, l'argument reste toujours le même : préparer les primaires à ce qui les attend dans le secondaire ... On veut toujours aller plus vite que nos enfants sont en possibilité de faire. On a qu'à aussi mettre des devoirs écrits dès la maternelle sous prétexte que plus grands, les enfants sauront écrire et auront des devoirs en plus à faire après l'école ... Quand respectera t-on le rythme des enfants ?
Chère Clara
Chère Clara.
Dénoncer, dites-vous ? Dénoncer quoi ?
Des hors la loi ?
Ne dénonceriez-vous pas le chauffard qui renverserait votre enfant parce qu'il n'a pas respecté un stop ?
Ou puniriez-vous votre enfant parce qu'il a été sa victime?
Ce n'est pas la même chose, me direz-vous.
Non, bien sûr, on ne risque pas de mourir en écrivant un devoir mais on perd toute confiance dans les personnes qui ont le pouvoir et qui en abusent.
Il n'y a pas de petite loi, il ne doit pas y avoir même de débat, la loi a été votée après avoir été justement débattue et étudiée, point barre. Le corps enseignant approuvant ou non, s'il n'est pas content, il fait comme il en a l'habitude, il grève.
Ma fille a confiance en moi, je fais respecter ses droits et le jour ou le problème sera plus grave, du racket ou autre, elle m'en parlera car elle sait que j'interviendrai tout de suite.
Elle aura ainsi une vision différente de la justice.
Pour finir, il faut savoir qu'en France l'école n'est pas la même pour tout le monde : le métier de mon mari m'a beaucoup fait voyager avec les ainés de ma fille(encore un autre débat, car cela aussi est très mal perçu) et je peux vous dire que ce qui est valable dans une école ne l'est plus dans une autre.
Bizarrement, dans le sud, les parents sont beaucoup plus pour le respect de cette loi !
Pensez-vous en plein mois de Mai avec 25° parfois plus, on n'enferme pas les gens devant un cahier !
L'être humain est hypocrite et égoïste, il ne respecte rien, même pas l'enfant qu'il a été !
Je vous souhaite une bonne continuation dans ce monde ou vous approuvez ceux qui piétinent vos droits mais méfiez-vous : il y en a qui ne s'arrêtent pas à de petits délits.
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