Deux textes anciens sur les rythmes scolaires. L'un est une contribution au débat national sur l'école qui avait été instigué en 1995 par Bayroux, ministre de l'Education nationale d'alors, qui n'a servi à rien pas plus que les autres. ici : vers des espaces éducatifs permanents.

L'autre un article paru dans le "Nouvel Educateur", revue du mouvement Freinet. ici : le problème des rythmes scolaires n'existe plus... dans une école du 3ème type

Il est vain de vouloir trouver une solution à la question des rythmes de l'enfant si l'on ne reconsidère pas de fond en comble, et les fondements des apprentissages, et les pratiques, et le système éducatif lui-même. Autrement dit, il ne serta à rien de moduler, pour la nème fois, le temps scolaire si on ne réenvisage pas ce que les enfants vont y faire, dans ce temps, pourquoi, comment. Cela ne semble que du bon sens, ce fameux bon sens invoqué à tout bout de champ.

Si les rythmes de l'enfant ne posent aucun problème dans une école "du 3ème type", ce n'est pas parce que l'on a "pensé rythmes scolaires", c'est parce que, dans une approche radicalement différente de la construction des apprentissages (langages), c'est toujours l'enfant qui est maître de ses rythmes. Il n'est pas "au centre des attentions", il est le centre.

Ce n'est pas un aménagement du temps qui est nécessaire, c'est une révolution de la pensée éducative. Un changement de paradigme. C'est plus difficile qu'une révolution sur des barricades.