Curieusement, toutes les "réformes" (?!) mises en place soulèvent des interrogations qui posent des problèmes de fond... mais que l'on se garde bien d'aborder, y compris chez les opposants. L'échec, la violence, les rythmes... et maintenant le nombre d'enfants par classe.

Dans n'importe quelle chaîne industrielle, on sait que la cadence et la quantité d'objets passant dans chaque maillon ne peut dépasser chacune un certain niveau et qu'en abaissant les deux, on gagne en qualité de production et en diminution des déchets... mais on perd en profit en augmentant les frais de production ! Et à la sortie, on n'a quand même que des objets identiques... vendables suivant l'étude de marché et le marketting qui ont été faits.

Le problème du nombre d'objets (élèves) à confier à chaque maillon de la chaîne (classe) évite de se poser celui de la chaîne.

Et voilà qu'on découvre que ces objets ont un rythme ! qui plus est chacun le leur ! On risque même de découvrir qu'ils ont aussi des envies, des envies de plaisir, même des besoins !

Ah ! mon bon môssieur ! c'est dur d'être ministre d'une chaîne scolaire qui coince sur ces satanés objets malgré tous les calculs de ses ingénieurs et de ses comptables.

Et si on se disait qu'une chaîne industrielle et ses chiffres n'est pas faite pour des enfants ?