Suite au commentaire de LH

J'ai essayé, dans cette définition, de la faire la plus simple possible de façon qu'elle puisse aboutir à un consensus où l'on puisse aussi situer l'école.
Un consensus devant permettre aussi que puissent s'y inscrire toutes les nuances propres à chacun. Un objet qui soit commun.

Qu'est-ce qui choque dans le terme "séparation" ? Sa brutalité ? La naissance est bien une séparation, brutale. Qu'est-ce qu'on fait les Le Boyer et Odent ? Ils ont pris conscience de  cette brutalité (et de ses conséquences) et cherché à l'atténuer.

La suite de la vie de l'enfant est une succession de séparations : sevrage, nounou, crèche, école... autrefois cela était même le service militaire en fin de course ! On peut ne pas en voir la brutalité . Mais on peut aussi les faire se réaliser différemment. Ces séparations successives n'ont pas à détruire les liens affectifs originels et créés ensuite (ou ne devraient surtout pas), mais ce sont des faits (évènements) des parcours de vie.

Alors, l'aboutissement de l'éducation c'est bien une autonomie qui permet au nouvel adulte de ne plus être dépendant de la famille. Lorsque Chloé cite "ouf ! il ou elle est casé(e)", cela ne signifie pas que les liens affectifs sont coupés, mais que le jeune adulte va pouvoir tracer son propre chemin. Il se sépare bien (il s'individue), même si aujourd'hui la séparation n'est pas toujours économique et que la famille est toujours le recours aux "effondrements" dont par Laurence (quand la famille le peut ou le veut). Autrefois, les "cadets" mettaient le baluchon sur l'épaule et partaient. Les aînés étaient contraints de ne pas se séparer... du patrimoine et du patriarche dont il pouvait avoir du mal à ne plus être sous la coupe. Quant aux filles, suivant la "bonne éducation reçue" ou la dote, la séparation était plus ou moins octroyée par la famille. Dans ce sens, nous avons au moins fait quelque progrès. mais il y a toujoursd cette "séparation".

Une définition n'inclut pas le "comment".

Le "comment", c'est comment l'éducation, avec toutes celles et ceux qui y sont impliqués, dans tous les espaces sociaux où doit vivre l'enfant, peut aboutir à un jeune adulte solide, pouvant comprendre le monde dans lequel il devra vivre, agir dans ce monde, agir sur ce monde. Je ne dis même pas "épanoui", non pas que ce n'est pas ce que moi-même je demande, mais parce que ce serait encore pris comme une vision philosophique ou idéologique. D'ailleurs, comme professionnel je ne prenais pas l'épanouissement comme une finalité mais comme un moyen... incontournable. Cela peut choquer certains (aines), mais ainsi il devenait acceptable... et cela enclenchait aussi sa recherche. 

Il y a beaucoup de définitions de l'éducation, beaucoup plus enthousiasmantes, lyriques, poétiques ou beaucoup plus philosophiques, intellectuelles, idéologiques, idéalistes...  Bien. Mais qu'est ce qu'on peut en faire, ensemble ? Comme j'y ai situé l'école (dans l'éducation) il faut bien inclure celle-ci dans un schéma simple et global pour envisager, ensemble et enfin, ce qu'elle devrait être pour participer... à l'éducation.

J'ai la manie de la schématisation ! (exemple sur la conquête de l'automie). Mais elle est souvent pratique pour rentrer ensuite dans la complexité qu'elle sous-entend.

A propos de l'école, tant qu'il n'y aura pas un consensus général sur son rôle dans l'éducation, je ne vois pas comment on pourra se sortir autrement de la bouillie, certes très riche, qui est mise depuis longtemps dans sa marmite... sans qu'il n'en sorte rien. 

Pour illustrer la "bouillie", sur le site de Jacques Minier : http://www.pedagopsy.eu/exercice_eduquer.htm

Retour au blog  -  Plan du site  -  livres  -