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Je serai en grève le 14....Oh que oui !

Billet invité - Sophie Billard

Une grande mascarade tout cela...

Les chronobiologistes le disent la meilleur réforme pour respecter les rythmes des enfants : sept jours d'école par semaine ! Bon ce n’est pas possible...

Alors, alors....

Les rythmes de l'enfant dans une société cloisonnée ou chacun est sur ses acquis, dans une société ou les mairies depuis des années sont endettées jusqu'au coup surtout celle qui sont proches de là ou je travaille...

Une société(de part chez moi) où les animateurs répondent : « Ah ! non je peux pas faire d'atelier j'ai déjà mon planning d'animateur de 21h ou 27h et je ne suis pas payé pour plus »...parole d'animateur payé au lance pierre...

Une grande mascarade :

A Aubervilliers les enfants ont eu atelier gros mots...Bon ok, mais l'animateur a forcé une enfant qui ne voulait pas le faire... et…

A Stains, il n’y a pas un rond, les directeurs d'école font la guerre aux animateurs pour qu'ils parlent correctement face aux enfants pendant les heures de cantine.

A Saint-Ouen le midi les personnes qui font la cantine ne s'en sortent pas, les enfants les insultent et ne les écoutent pas... Alors pourquoi pas leur proposer de faire des ateliers ?!

Et ça dure depuis des années et on... je râle, et alors rien est fait !!!!!

Les animateurs ne sont pas formés...ET ne le seront pas.

Ici, en Seine Saint Denis, les PES sont recrutés avec des notes de 4 sur 20 et la formation continue est naze de chez Naze ! Et en plus elle disparait chaque jours !

Alors pour de vrai : OUI pour changer les rythmes ! Oh oui !

Mais non pour une mascarade généralisée et on parle des lobbies du tourisme qui veulent à tout prix garder les grandes vacances et puis surtout des parents qui travaillent et qui de part chez nous... ne se demandent même pas ce que font leur enfant dans la journée... Ouvrons l'école, oh OUI !

Sinon à Stains : Atelier démontage de voiture brulée sur le parking : ça marche !!!!!

 Bien à vous tous.

BC - Je ne nie pas ce qu'a provoqué ce décret suivant comment il a été perçu, suivant la façon dont en particulier les macrostructures (encore elles !) urbaines l'appliquent et l'imposent. Exemple de Paris.

La difficulté de toute grève, c'est les motivations contradictoires qui l'agitent, qui elle vise, ce sur quoi elle veut déboucher. L'annulation d'un décret, c'est plutôt simpliste puisqu'il signifie toujours un retour en arrière, cela propulse rarement en avant.

Pas facile de faire percevoir alors que "des qui ne font pas grève" sont exactement sur la même ligne que "des qui font grève".

Peut-être que d'autres formes de protestation et d'action sont à inventer.

Mais si on parlait alors de ce que devrait être l'école... pour qu'il n'y ait plus de problèmes de rythmes... et autres ?... et puis de le proposer massivement... dans la rue !