vieux

Les vacances, c’est le seul moment gagné par des luttes continues où les « travailleurs » peuvent échapper un court moment à l’emprise et à la pression du « travail » au service de ceux qui les exploitent.  Un virus ou la psychose d’un virus a perturbé cette exploitation qui s’appelle aujourd’hui « économie ».

Il en a été de même pour les enfants qui ont échappé un temps à l’emprise et à la pression du « travail scolaire ». Enfin, plus ou moins, comme pour leurs parents.

Ce n’était pas supportable. D’où l’invention des « vacances apprenantes » pour remettre tout le monde dans le droit chemin. Le « travail » n’existe que s’il est celui inscrit dans un « marché de l’emploi », apprendre ce qui a été décrété à apprendre ne serait possible que par le « travail » dans un lieu appelé école sous la direction de spécialistes.

Si c’est devenu ancré dans l’inconscient collectif qui fait accepter cela comme normal, il ne fait aucun doute qu’il s’agit pour les institutions de reprendre la main sur tout le monde, en particulier sur les enfants d’où ces « vacances apprenantes » enjolivées d’arguments tels le sempiternel « c’est dans leur intérêt » (au passage LEUR intérêt ne peut émaner que d’eux-mêmes et c’est d’ailleurs plutôt leurs intérêts, ce dont l’Education nationale ne s’est jamais préoccupé).

Que la cohorte d’enfants condamnés à vivre dans les cités bétonnées ait besoin d’autre chose et que la collectivité puisse le leur permettre, c’est indéniable. Mais ils ont aussi besoin que pendant au moins un temps on leur fiche la paix avec l’école !

Un vieux billet : lettre au ministre de l’Education nationale : « Quand allez-vous les laisser tranquilles ?»