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L’école du dehors, voilà que cela devient une solution pour appliquer les protocoles anti-virus. Heureusement que dans les protocoles il n’y a pas la solution radicale : ne plus respirer !

Evidemment, dehors, tant qu’il ne pleut pas et que la température le permet, on peut écarter toutes les tables à bonne distance. Le bizness ne va pas tarder à proposer tout un tas de modèles de tables pliantes, de tableaux déroulables d’un coup de pouce, de cahiers s’agrippant aux tables pour ne pas s’envoler au moindre souffle d’air, de mégaphones ou de sonos spéciales pour que les malheureux enseignants puissent faire porter leur voix jusqu’au dernier rang… Il n’a pas attendu le bizness puisque j’ai déjà vu une pub proposant du mobilier et des agencements de classe spéciaux anti-covid !

Cela aurait pu être l’école en ballade. Oui mais ! La ballade, horreur, ce n’est pas l’école ! Et puis, à moins de faire la ballade parfaitement alignés comme à l’armée en maintenant l’écartement à deux bras tendus, comment faire respecter les gestes barrières, empêcher que des enfants échappent au regard anti-virus en même temps que pédagogique ?

Même dehors la pauvre école aura bien du mal à empêcher de malencontreux oiseaux ou papillons de troubler l’attention requise.

On aurait pu croire que le confinement allait faire réfléchir sur ce qu’est l’école. Je n’entends d’ailleurs plus parler des « retards » catastrophiques qu’il devait engendrer. Bizarre : pas eu d’école pendant plusieurs mois et pas plus de ces fameux retards. Mais des tests ne vont pas tarder à prouver que bien sûr que si, tests virus, tests scolaires... Seul effet du confinement : la floraison de sites, cours, exercices pour continuer l’école à distance au cas où on détecterait une hypothétique contamination, et ça détecte à tout va. On peut faire confiance au ministre Blanquer, rien ne changera et je doute même que quoi que ce soit change dans les neurones de tous.

Il n’y a plus qu’à attendre la fin, pas celle du virus mais celle d’une société, elle en phase terminale sans qu’aucun respirateur n’y puisse quelque chose.