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Dernières déclarations de Macron sur l’obligation scolaire dès 3 ans. Vous êtes surpris ?!

La bienvenue épidémie brandie à tout va par le gouvernement a déjà permis de pousser l’emprise de l’État sur nos moindres gestes tout en profitant de l’asphyxie des consciences et de l’information noyée par un virus pour faire passer en catimini et en procédure accélérée un certain nombres de lois sur le travail, l’information, la justice, etc. etc.

Puis c’est maintenant le bienvenu terrorisme qui permet de boucler définitivement l’emprise de l’État sur tous les enfants dès l’âge de trois ans.

Je n’ai pas arrêté depuis des années d’essayer d’expliquer que dès son origine l’école et le système éducatif étaient au service des États et pas des enfants ou des familles qui composent des territoires ou même une nation. De Guizot à Macron en passant par Jules Ferry et d’autres ils ne s’en sont jamais caché : formater les sujets puis les citoyens dont la royauté et l'église puis la République et enfin le monde libéral et l’économie de marché avaient besoin. "L'école, c'est le creuset républicain » répète Macron après les autres pour justifier la future loi. Oui, mais quelle république si ce n’est la sienne quasi monarchique ? D’ailleurs tous se sont bien gardés de dire que l’école pourrait être le creuset de la démocratie. Il vaut mieux oublier définitivement ce mot.

« Chaque semaine, des recteurs et rectrices trouvent des cas d’enfants totalement hors système. » Tout est dit. Des enfants hors système, des zadistes hors système, des gilets jaunes hors système,… peu importe qu’ils y soient bien ou non, qu’ils s’y épanouissent ou non, ils sont hors système, c’est insupportable. Les chômeurs, les sdf, les « ceux d’en bas »,…sont bien, eux, dans LE système... qui en a besoin !

Chaque fois ces « bienfaiteurs » se sont bien gardés d’utiliser des termes comme « formater » les futurs citoyens, les futurs employés ou rejetés par l’économie : toutes les décisions successives qu’ils ont prises l’ont été pour des « valeurs » gaillardement et impunément foulées aux pieds par eux-mêmes.

« Des écoles avec des prières, certains cours, voila leur enseignement », dit Macron, au nom de la laïcité (valeur républicaine très brandie). Ok. Mais alors quid des milliers d’écoles catholiques ? Mais ne croyez pas qu’il entame votre liberté dite constitutionnelle : « il y a toujours les écoles sous contrat ou hors contrat » nous dit toujours Macron, mais en rajoutant plus loin « elles seront davantage contrôlées grâce à la loi Gatel et feront l’objet d’un encadrement encore renforcé », ce qui est déjà très largement fait et beaucoup plus pour les écoles alternatives laïques que pour les écoles confessionnelles essentiellement catholiques, ce qui revient à dire « vous êtes libres de faire une école hors contrat, si c’est identique à ce qui s’y fait dans une école publique ». Vive la liberté !

S’il y a bien quelques résistances aux masques, aux bars fermés, il est probable qu’il n’y en aura bien peu à l’enfermement obligatoire de tous les enfants dans LE système. Grâce au covid, à l’islamisme : « Ayez peur braves gens, ILS vous protègent avec votre bénédiction ! S’il manque encore quelques « obligatoires », vous allez voir, les derniers sont en préparation et vous serez vaccinés de tout et surtout de la dangereuse liberté, dangereuse pour… LEUR système »

Une tribune que j'ai cosignée parue dans Libé le vendredi 9/10/2020

Des vieux billets qui n’ont servi à rien

Se radicaliser à propos de l’école,  Surtout ne pas les lâcher, Haro sur les zadistes de l’éducation, Pas toucher à l’école, c’est quand qu’on va se réveiller ?, Changer l’école, un leurre, Ecole et société postface, etc.