L'éducation ou l'école au jour le jour

Réflexions pour une autre école, une autre éducation, sous forme de billets. L'école vue par un ex enseignant toujours parent, en complément au site "Une école du 3ème type" (http://perso.orange.fr/b.collot/b.collot/)

20 décembre 2008

Pourquoi des enseignants refusent d'appliquer stricto senso l'aide personnalisée aux élèves ?

J’ai à longueur de ce blog (ici, , ou dans mon site, démonté la chaîne tayloriste scolaire et ses conséquences. C’est là  que sont le problème et la source des maux dont souffrent les enfants  et les apprentissages dont on pense qu’ils sont indispensables. Je n’y reviendrai pas.

Alors pourquoi des enseignants refusent-ils, ouvertement, d’appliquer les dispositions ministérielles que j’appellerais de « soins palliatifs » ?

Ils sont stigmatisés, en particulier par leur hiérarchie, comme refusant d’aider ceux qui en auraient besoin ! Aveu d’ailleurs officiel de l’indigence de ce qu’on fait faire aux enfants dans le temps ordinaire, mais personne ne le souligne. Là aussi on peut s’interroger une fois de plus sur les médias qui se gardent bien de chercher plus loin et… d’informer ! L’histoire appellera cela de la complicité. Ou de la collaboration.

Je sais bien que les motivations du refus ne sont pas uniformes. Toutefois, pour très bien connaître une bonne partie de ceux qui s’élèvent contre ces mesures, cela n’a strictement rien à voir avec des raisons  politiquement conjoncturelles. Pour ceux-ci, ces mesures n’ont pas de sens :

- Dans le contexte de leurs pratiques.

La plupart sont engagés dans des pédagogies où les enfants évoluent à leurs propres rythmes, construisent leurs langages dans des activités qui ont du sens, reliées à la vie (Freinet, Montessori, méthodes actives, pédagogie institutionnelle, multiâge, etc.). Nous ne sommes plus dans un enseignement frontal où tout le monde doit avaler uniformément la même soupe (d’où les dégâts à tenter de réparer pour tous ceux qui ne digèrent pas, et qui s’accentuent au fur et à mesure de la distribution des repas scolaires). L’attention constante qu’ils portent ne cible pas la distribution d’une matière, mais l’activité de chaque enfant dans la réalisation de ses projets et la construction des langages qui s’y opère (on peut dire aussi apprentissages qui s’effectuent, compétences ou savoirs qui s’acquièrent). De même qu’à l’intégration de chaque enfant et de son activité dans le groupe. Parce que là, on parle de groupe. « L’aide » personnalisée y est permanente. La classe n’est même faite que de cela. Pour suivre depuis plus de 15 ans les échanges quotidiens d’un groupe de plus d’une centaine d’enseignants, je peux témoigner que c’est l’objet permanent de leurs échanges.

C’est ce que font ces enseignants que les éminences grises ministérielles et médiatiques, quand ce n’est pas le ministre lui-même, cataloguent d’un terme devenu quasiment injurieux : les pédagogistes, le pédagogisme. Comprenne qui pourra.

- Dans le contexte de l’organisation de leur classe ou de leur école

Extirper du groupe les deux ou trois enfants réglementaires (chaque enseignant doit en trouver un nombre compris entre 3 et 5, pas un de plus, pas un de moins !) pour les mettre à part pendant quelques heures, va à l’encontre même de ce qui justement faisait qu’ils pouvaient se développer normalement, à leur rythme, sans difficultés leur étant sans cesse renvoyées à la figure, avec les autres. Pour sûr, totalement anti-pédagogique ! Si on n’a pas encore compris, la « réforme » est bien anti-pédagogique ! et elle est revendiquée comme telle !

La suppression de 3 heures hebdomadaires pour les « non-aidés » a surtout enlevé un temps où beaucoup pratiquaient l’ouverture de l’école aux parents, un temps de compréhension, de liaison école, enfants, enseignants, parents. L’embryon de communautés éducative. La rupture du ghetto scolaire. Là aussi, crime pédagogiste ! Au lieu de donner du temps, compressons !

- Mais tous ces enseignants du refus, ont tous proposé, comme de bons fonctionnaires respectueux de l’État et des légitimités du suffrage, des dispositifs d’utilisation un peu différents de ces heures légalement décrétées. En terme de service horaire, allant au-delà de ce qu’ils étaient tenus d’effectuer. J’en ai donné un exemple à propos du temps de l’interclasse de la mi-journée (ici). Tous ont passé du temps et de l’énergie à expliquer de quelles façon l’aide personnalisée était effective, de quelle façon les dispositifs collectifs supplémentaires dont ils proposaient la mise en place allaient contribuer à la rendre encore plus efficiente. Dans la quasi totalité des cas, ils n’ont eu qu’un niet tranchant de leur hiérarchie : « vous appliquez à la lettre les décrets et circulaires », peu importe que cela soit stupide ou non, contreproductif, c’est le ministre qui l’a écrit, exécution. On ne veut que pouvoir mettre les chiffres, les heures, dans nos états… et le ministre, tout le monde sera content. On n’avait d’ailleurs jamais vu ladite hiérarchie aussi zélée. Si on ne le savait pas, ces inspecteurs de l’EN  sont bien pour la plupart des contremaîtres, et la célèbre émission striptease aurait bien des sujets aussi saignants à mettre en boite que celui qui a fait sa célébrité.

Est-ce que l’on sait tout cela ?



Les enseignants désobéisseurs, qui sont-ils ?

Suite billet du 9.12

Qui sont ces enseignants qui ont lancé une mouvement de désobéissance civile ? Il est curieux qu’aucun journaliste ne se soit intéressé à cela alors qu’une telle action, ouvertement assumée, n’est pas très fréquente dans l’histoire du civisme. Le ministère et sa hiérarchie ne s’y sont pas trompés, eux, et ont bien repéré les têtes à trancher et les gens à mettre au pas sans attendre. Alors qu’une grève administrative des directeurs qui a duré plusieurs années ne leur a fait ni chaud ni froid (ni à personne d’ailleurs).

Les enseignants qui ont été à l’initiative du mouvement ne sont pas n’importe qui. Pour la plupart, ils travaillent depuis des années dans les mouvements pédagogiques (à qui le ministère vient de supprimer la plus grande partie des moyens mis à disposition des Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public, comme par hasard). Ils consacrent une part importante, parfois démesurée, de leur temps libre, à se co-former, chercher comment travailler différemment, s’entraider, mettre au point, améliorer des outils, confronter leurs pratiques…

Dans l’Education nationale, on est bien obligé de les appeler des « militants ». Dans toute autre profession, ils ne seraient que des professionnels passionnés, pour le plus grand bonheur de leur patron !

Et la moutarde me monte au nez chaque fois que j’entends, sur les ondes ou sur les écrans, les donneurs de leçons, qu’ils soient du petit peuple ou de la gentry journalistique ou intellectuelle, montrer du doigt ceux « qui refusent toute réforme », « qui ne pensent qu’à leurs vacances », « qui ne se préoccupent pas de l’intérêt des enfants »… Ces premiers désobéissants, il y a belle lurette qu’ils réforment leurs pratiques dans des conditions impossibles et contre l’opinion, la même qui réclame UNE réforme à cors et à cris. A tel point d’ailleurs qu’on a même pu leur reprocher d’empêcher la révolution en rendant l’école, par endroits, plus supportable. Il y a belle lurette qu’ils demandent des changements, mais pas des faux changements ou des retours à la préhistoire. Et en attendant, ils font.

Des enseignants fainéants ?

Et bien je vous livre, avec leur autorisation, la teneur d’un message, compte-rendu récent d’une des habituelles et nombreuses réunions d’un groupe d’une cinquantaine d’enseignants d’un département dont je tairai le nom afin de ne pas les exposer un peu plus aux mesures de rétorsion qui sont en train de se généraliser. Rien de mieux qu'un exemple concret.

Bonjour à tous,
A défaut du message que je n'ai pas réussi à envoyer avant la réunion, voilà un petite compte rendu de la soirée d'hier, qui fut ma foi très sympa, très constructive, très "vivante".....on s'est bien marré, et on a appris plein de trucs.....ça fait du bien.
- Pour commencer, aux côtés du petit groupe d'habitués, nous avons eu le plaisir d'accueillir M, R et E, qui sont en PE2, et F qui bosse à S (ça s'écrit comme ça?)
- Bilan des visites dans les classes lors de nos réunions: (Ces enseignants se rendent régulièrement et mutuellement visite dans leurs classes, le mercredi, les WE. Lorsque les décalages des jours de congés ou des semaiines différentes (4 jours, 5 jours) le permettait, ils arrivaient à le faire pendant que les classes fonctionnaient avec les enfants – note de la rédaction du blog)
Bien, tout le monde trouve que c'est une bonne idée. Cela dit on regrette qu'il n'y ait pas plus d'exploitation des outils utilisés, et pas plus de réflexion sur le fonctionnement de classe du collègue qui reçoit.
P propose que ceux qui le souhaitent filment un moment de classe choisi, et qu'on le regarde lors de la réunion. ça peut aussi être un enregistrement.
On a aussi proposé, devant l'ampleur des choses à montrer dans une classe, que celui qui accueille présente une chose de sa classe, un outil, un morceau de fonctionnement, et qu'on en profite pour approfondir....
Prochaine rencontre: le 20 janvier, à P, classe de M, à G.

Le Nouvel éducateur a été reçu, le thème est "Ecrire".
Il reste 1000 euros sur le compte (les subsides du groupe proviennent des adhésions de chacun !NdRB).

- Le WE maths. (et oui, le WE ! et les divers congés utilisés pour des stages coopératifs, les bricolages d’outils divers, les bricolages informatiques, les stages pour approfondir une technique, les vacances torpillées pour participer, pire, préparer un colloque… avec les conjoints et les enfants qui râlent ! NdRB)
Nous avons décidé qu'il se déroulerait le we du 28 et 29 mars 2009. D se charge de la réservation du lieu (où on peut aussi être logé). Ce sera certainement du côté de B.
Déroulement prévu: arrivée le samedi midi, repas coopératif. Puis travail en ateliers, soirée jeux. Le lendemain de nouveau les ateliers et départ le dimanche en fin d'après midi.
Tiens, on mange comment le samedi soir? Coopératif aussi? Un enseignant, ça mange aussi ! NdRB)

- Nous avons reparlé du salon des apprentissages coopératifs.
Certains se sont montrés motivés pour essayer de faire quelque chose. Nous pensions former une équipe de travail en janvier, qui se verrait en dehors des réunions pour préparer le salon. MAIS! Nous demandons à tous de nous dire ce que vous attendez de ce salon. Nous ne devons pas retomber dans les obstacles de l'année passée...donc avant de se lancer dans l'organisation, on doit tous être bien clairs sur ce que nous attendons de ce projet. Servons nous de la liste!!!!! On se donne jusqu'en janvier, et comme ça l'équipe qui aura le souci de la mise en place pourra faire en fonction des attentes du groupe.(Plein de manifestations, lieux de rencontre d’enseignants de tous bords, sont organisées par ces mêmes. Certaines internationales ou nationales comme le salon des apprentissages de Nantes, la Rencontre Internationale des Enseignants Freinet, divers colloques… d’zautres régionales ou départementales. NdRB)

-  Par rapport à l'actualité, nous aimerions engager un peu le G., en prenant position. On se disait que d'abord, on pourrait mettre quelques infos sur le site. Par exemple relayer les différentes pétitions en cours (démission de Darcos, RASED, Maternelle, les associations, Base élèves....). F. tu peux t'en charger??
et pourquoi quelques publication à mettre aussi en ligne. Si certains ont envie d'écrire d'ailleurs.....(ils sont évidemment aussi des militants qui osent s’afficher. NdRB)

Après tout ça, on a divisé le grand groupe en deux sous groupes de travail: l'un sur les ateliers, l'autre sur le plan de travail (suite à des demandes des PE2). Bilan: Soleil! Comme quoi les petits groupes de travail c'est pas mal.
Et puis après le repas coopératif, on a rebossé en grand groupe autour des réglettes cuisenaires (et non pas cuisinaires, ou culinaires......!!!). P. a joué au prof pour l'occasion, et nous aux élèves...un peu turbulents! Nous avons suivi les consignes du prof qui lui même suivait un fichier qu'il découvrait avec nous, et nous avons fait des fractions, des racines carrés, des factorisations, des multiples, des diviseurs....tout ça en manipulant, et en rigolant bien. Il faut qu'on pense plus souvent à vivre des situations!!!!!

Voilà, je crois avoir tout dit.
petit rappel à D. (comme ça je vois si tu lis jusqu'au bout....): n'oublie de m'envoyer le DVD maternelle, merci!!!

Allez, bonnes vacances à tous, joyeux Noël, et bonne année!
H, pour le groupe.

De L.

C'était trop bon cette réunion !!! Tout c'est fait naturellement ! Petits groupes, enchaînements des différents temps... On était vraiment dedans hier soir. C'est coool ! J'ai adoré ! Vivement janvier !

Il faudrait que l'on bosse le point sur les outils "balances", files numériques et autres.... Je pense qu'on peut vraiment creuser de ce côté là.

Il faut ajouter, sur cet exemple, les dizaines de kilomètres faits dans la nuit, les conjoints et les enfants laissés à la maison pour la énième fois quand il n’a pas fallu payer la baby-sitter. Les heures passées, nocturnement aussi, sur l’écran internet pour quotidiennement échanger sur ce qui s’est passé dans leurs classes. Le travail fait avec les parents pour faire exister une vraie communauté éducative. Le temps passé pour récupérer les sous des moyens que l’État ne leur donne pas ou que les municipalités rechignent à débourser. L’énergie dépensée pour se justifier auprès de la hiérarchie et prouver leurs résultats, hiérarchie qui d’ailleurs s’occupent beaucoup plus d’eux que de ceux qui se contentent de rester dans les horaires de fonctionnaires… et la partie du salaire qui s’évapore pour que l’école, ce qu’ils peuvent y faire, ce que les enfants pourront y faire, soient dignes d’une école. On peut même dire que les retenues de salaires, premier étage de la panoplie de sanctions, ne sont que peu de choses en comparaison de ce qui s’envole régulièrement, parfois inconsidérément, de leur compte en banque, simplement pour faire leur métier correctement. Palier à ce que l’État ne fait pas.

Ce petit exemple est à multiplier : dans presque tous les départements il y a des centaines d’enseignants qui vont ainsi au-delà de ce pour quoi on pense qu’ils sont juste payés. On ne le sait pas. On ne le dit pas. Eux-mêmes ne le disent pas, ils ne se posent même pas la question de savoir si c’est normal.

Voilà qui sont la plupart des désobéissants !



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09 octobre 2008

,eRésistance

J'ai déjà signalé les mesures de rétorsions engagées par les inspections académiques à l'encontre des directeurs d'école qui refusent d'inscrire leurs élèves dans le fichier base élèves alors que, contrairement à ce que demande la CNIL, les parents ne sont même pas informés de l'utilisation qui en sera faite ainsi que des modalités légales de consultation.

Ces comportements de l'administration se multiplient. Ainsi, à Marville (Finistère) le Maire et les parents d'élèves se battent depuis la rentrée pour éviter le démantèlement de leur école et n'arrivent même pas à obtenir... un dialogue. D'où les actions classiques. L'administration a alors demandé aux enseignants de l'école de porter plainte, puis, devant leur refus, les a obligé à signer une demande d'assistance juridique... pour poreter plainte elle-même ! et convocation des parents, du maire... à la gendarmerie. Le déroulement de cette lutte ici.

J'ai mis en ligne sur mon site un extrait de "Du taylorisme scolaire à un système éducatif vivant" (éditions Odilon) concernant le problème de la taille des établissements scolaires. En 2008, il est toujours d'actualité. A lire ici.

Posté par bernard_collot à 10:42 - Réactions à l'actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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18 octobre 2007

Déprime 2

En réponse au commentaire de Claire (billet précédent)

Bien que cela ne puisse te consoler en rien, de tous temps les enseignants qui tentent de considérer leur métier et l'enfant autrement se sont fait démolir par l'institution et la majorité de leurs collègues comme soupçonner par l'opinion. Si bien qu'en plus de l'investissement passionné pour un métier, il leur a fallu aussi apprendre à résister, à lutter. Dans les interventions que je fais encore, soit dans des stages, des confs ou dans le groupe de recherche auquel je participe, j'insiste toujours sur ce côté pragmatique : comment ne pas se faire démolir tout en faisant son métier pour l'enfant.
Tout ce que l'on peut appeler d'alternatif a deux gros défauts :
- On ne sait pas ou on ne consacre pas suffisamment d'énergie et d'habilité à informer d'abord sur les raisons de l'alternativité, ensuite sur quoi se fonde cette alternativité, enfin sur les réalisations qui corroborent les pistes qu'on explore. C'est ce que j'essaie de faire modestement dans ce blog. Mais il est vrai que la difficulté c'est qu'il faudrait le faire dans les logiques du système où l'on est... qui n'a aucune envie de laisser passer ce qui le met en cause ! Un Brghelli trouve facilement toutes les portes ouvertes. Pas les autres !
- Tout ce qui est alternatif a beaucoup de mal à former une entité qui puisse alors peser. J'ai été par exemple à plusieurs reprises invité par la Confédération Paysanne avec qui j'avais le point commun de défendre les petites structures, l'hétérogénéité et une éducation à qui on pourrait appliquer l'adjectif de "biologique". S'ils ont été intéressés par ce que je faisais comme moi j'étais intéressé par l'agriculture biologique et leur façon d'envisager l'agriculture, à aucun moment mouvements pédgogiques ou mouvements pour une agriculture alternative n'ont reliés leurs luttes dans une lutte commune. Les "filles" de votre forum, les enseignants comme ton mari, le petit agriculteur biologique, les petits artisans, les gèvistes d'aujourd'hui, les RMISTES, les chômeurs, les "bobos" éclairés... tous, ont les mêmes aspirations. Mais il ne les mettent jamais ensemble, ils ne se rendent pas compte qu'elles forment un tout terriblement cohérent et qui aurait alors une sacrée force.

- A notre décharge, nous avons toutes et tous le nez sur le guidon et avons à parer au plus pressé dans des conditions justement difficiles puisque ce que nous essayons de faire de vivre et de faire vivre va à l'encontre d'un cadre mortifère établi et que l'ensemble d'une société ne voit plus mais conforte.

- Comme je suis résolument optimiste, je crois que l'on est quand même en train de tisser une toile comme ces relations le montrent et que celle-ci sera, le plus rapidement possible je l'espère, suffisamment vaste et solide pour enfin provoquer des transformations qu'on est bien obligé d'appeler "révolution" même si elle n'est pas sanglante.

Posté par bernard_collot à 14:55 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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