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Le blog de Bernard Collot
Le blog de Bernard Collot
Derniers commentaires
25 janvier 2026

Un post sur Facebook qui a provoqué un déferlement de commentaires !

En prenant le prétexte d’une soi-disant pénurie d’œufs répandue par les médias, j’avais publié sur Facebook quatre photos d’élevages, dont deux personnelles datant de plus de 80 ans. J’avais été abasourdi par le déferlement de commentaires. (Le lien en bas de pages)

Plus de 100 000 vues, 400 commentaires, pour cinq photos concernant des poules ! Je suis quelque peu abasourdi ! Ce d’autant que l’on sait très bien que cette pénurie d’œufs qui avait été le prétexte de ma publication, n’est que provisoire. Mais, que cela ait provoqué tant de réactions sur un sujet qui n’est certes pas le problème qui pose de réelles inquiétudes ou peurs aujourd’hui, est très intéressant. Je vais essayer de résumer ce qui me semble être un peu le reflet de la diversité de l’opinion… et la difficulté à résoudre n’importe quel problème qui concerne tout le monde.

J’ai extrait quelques commentaires, dont la plupart sont des réactions à d’autres commentaires, représentant ce qui a été le plus exprimé. Chacun d’eux a provoqué de nombreuses réactions, soit allant dans leur sens ou au contraire virulentes. Cela a toujours été un peu le campement de chacun sur ses positions.

(J’ai corrigé les fautes de frappe et autres pour la facilité de lecture).

Celles et ceux qui peuvent se débrouiller.

« 4 poules dans mon jardin et c’est nickel ! » - « Les poules c’est top j’ai des œufs toute l’année pas de pénurie et je sais d’où ils viennent 😅 » - « J'ai une petite troupe chez moi...poules et coqs » - « C'est vrai, j'en ai 4 plus des lapins 🐰, le chat 🐱et le chien 🐕: avec un grand jardin, je n'ai pas besoin de composteur ! » - « Faire un jardin, avoir des arbres fruitiers, faire des conserves pour l'hiver etc.…vivre avec ce que l'on produit, que tout le monde essaie » - « J'ai 5 poules. Les œufs sont délicieux … Notre monde est devenu fou, esclave du fric... » etc…

Si on se reporte à une cinquantaine d’années ou plus (les deux dernières photos datent de plus de 80 ans) le monde rural était radicalement différent et la plupart des ruraux pouvaient avoir des poules ou allez chercher leurs œufs dans une ferme voisine. Si on remonte à une vingtaine d’années, les poules avaient pratiquement disparu des paysages, la plupart des fermes en polyculture ayant disparu, les œufs, c’était dans les super ou hypermarchés répandus partout qu’on les trouvait. Le nombre de commentaires sur les petits élevages familiaux me semble bien être le signe d’un revirement, mais il concerne encore qu’un nombre réduit de ce qui est devenu des privilégiés, souvent des néoruraux.

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Les commentaires qui clouent le bec :

« Vous ne connaissez pas très bien ce domaine !!!! » - « Vous n'avez pas dû faire beaucoup d'élevage dans votre vie pour raconter de pareilles conneries... » - « Encore un qui cause et qui n'y connait rien » - « Les éleveurs sont des pros, la nourriture est "fabriquée avec équilibre, avant c'était va comme je te pousse, il y avait des carences, donc du mal être animal, le reste du temps c'est du bavardage ridicule avec cette nostalgie qui est l'adage de ce monde sans boussole. Où est le but ? Là est la vraie question, les paysans sont devenus des pros, les années de rêve c'est fini. » etc…

Les paysans d’avant n’auraient été que des dilettantes ? C’est péremptoire ! Mais cette technicité dont se vantent les éleveurs spécialisés n’est-elle pas surtout ce que leur impose l’industrie agroalimentaire ?

Effectivement, beaucoup de commentaires n’émanent pas d’éleveurs (mais de consommateurs !). Dommage, je n’ai pas repéré de commentaires d’éleveurs bio. Seuls les éleveurs en élevage intensif seraient donc habilités à parler de l’élevage. Je conçois que, puisqu’ils se sentent attaqués, ils se défendent (je pense que, dans ces échanges, ils ne l’ont pas très bien fait). Mais tout le monde est concerné par ce qu’il mange, il est donc normal que tous puissent s’interroger et s’exprimer sur comment est produit ce qu’ils mangent. La difficulté, c’est de s’écouter. 

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C’était mieux avant ! Deux des photos faisaient référence à « l’avant ».

« Le problème, c'est que vous avez la maladie du "c'était mieux avant". Vous ne comprenez plus la réalité du monde agricole et les besoins des Français. Les poules de mamies, c'est bien, mais ça ne suffit pas à fournir les 16 MILLIARDS d'œufs consommés chaque année dans le pays. 80% de la population française vit en ville » - « Alors à vous écouter si on devait revenir à l'ancien temps, il faudrait à l'heure actuelle des poules en ville avec ses mouches et son chant du coq » - « est-ce vous qui allez venir ramasser les œufs, curer le poulailler, rentrer les poules qui s’attardent le soir, entretenir le champ dans lequel elles vaquent, etc. C’est toujours le même problème avec vous, les écolos : pas une seconde vous n’avez une pensée pour celui qui bosse et qui, par hasard, aimerait profiter de la modernité pour alléger sa peine. » - « Une époque où il y avait peu de grandes villes et peu de gens qui vivait dans des clapiers en béton sur plusieurs étages de haut et qui ne peuvent pas avoir de poulailler… il faut vivre avec son temps » - « Pourquoi les petites fermes ont disparu ?? Peut-être parce qu'on ne vit pas avec 10 poules !! Si c'était le cas, on ne s’embêterait pas à faire de grands poulaillers qui coûtent très cher !! Et il faut arrêter de croire que l'agriculture peut exister comme il y a 50 ou 60 ans !! Qui en France vit comme il y a 50 ans !!?? » etc…

Beaucoup de commentaires faisaient aussi référence à « autrefois », d’où les volées de bois vert ! Il y a eu aussi des commentaires que l’on entend très souvent du genre « vous voulez vous éclairer à la chandelle ou vivre dans des grottes ». Il me semble que citer un « autrefois » n’a jamais été refuser le progrès, mais suggérer qu’il pourrait être utilisé différemment et aussi ne pas nier ses conséquences quand elles sont néfastes. Il y a aussi l’idée « qu’il faut vivre avec son temps », sous-entendu, on ne peut rien y faire, sans se demander comment et pourquoi est advenu ce temps.

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Les écolos en prennent pour leur grade !

« Arrêtez avec toutes vos normes à la con ÉCOLOS DE MERDE qui n’y connaissent rien à la nature ! à bon entendeur » - « ça, c'est le résultat des écolos pour le bien-être animal !!!! Une bande de TOCARDS et le mot est GENTIL », etc…

L’écologie est une science ! Malheureusement on ne peut pas nier ses constats. Que l’on puisse critiquer la façon dont elle est utilisée par les politiques et les dirigeants (écolos !), je comprends, mais alors il faut argumenter et cela n’est jamais fait. Le problème devrait être « comment prendre en compte les apports de la science écologique ».

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Les consommateurs ne veulent pas payer.

« Venir me faire des beaux discours en venant m'expliquer que le consommateur est prêt à acheter des œufs de poule en plein air bio tout ça, tout ça qui coûteront deux fois trois fois plus cher que les œufs dits d'élevage industriel est une vaste blague » - « Combien êtes-vous prêt à payer vos œufs et je vous dirai comment je peux produire votre nourriture ! Je suis dans l'Allier et si des consommateurs sont prêts à me payer pour bien produire, cela sera avec plaisir. Chiffre à l'appui » etc…

Je pense que ce n’est certainement pas parce qu’ils ne veulent pas payer, mais parce qu’ils ne peuvent pas payer. Cette fois il y a bien un vrai problème, mais il ne provient pas des consommateurs ni d’ailleurs des agriculteurs. Et voilà nos poules resituées dans une problématique beaucoup plus vaste. Mais cette problématique systémique et politique, on a du mal à l’aborder !

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La plupart d’entre nous ne comprendraient pas notre temps.

« Il y a juste une chose que personne n’a encore compris… autrefois, il y avait 50 millions d’habitants, pas 68! Et pour nourrir ces 50 millions d’habitants, il y avait 2 millions de paysans, pas 400000 ! » - « Oui, enfin, dans les années 1940, il y avait 40 millions d’habitants 50 millions en 1970 aujourd’hui on est quasiment 70 millions… » - « Et aussi de moins en moins de petites exploitations très diversifiées ! .... 2e chose en 1960, nous étions 46 millions et maintenant en 2025 ? 69 millions. » etc… 

L’augmentation de la population à nourrir est très souvent évoquée. Donc nécessité des élevages intensifs. Mais dans la même observation, il y a souvent aussi la cause du problème actuel : la disparition des petites exploitations. La raison de cette disparition, elle, est plus rarement abordée.

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Revient aussi de façon récurrente, l’hygiène, la lutte contre les épizooties… voire le danger des prédateurs naturels.

« Œufs de plein air, mon œil, grippe aviaire presque partout, les volailles doivent être enfermées. »« Les élevages de plein air doivent revenir à la claustration pour cause de grippe aviaire ! » - « Il n'y a quasiment plus de vrai plein air ils les bombardent d'arrêtés de grippe aviaire en les remettant dans les bâtiments ou sous filets avec parcours restreints » etc… etc…

 - « Avant, les volailles étaient dans le fumier et purin, elles allaient pondre dans le nid avec des microbes plein les pattes et les œufs » -  « Avant aussi, il y avait des pandémies aviaires, mais moins de contrôles, les poules mourraient ont les changeaient et basta et aujourd’hui l’œuf est la protéine la moins chère, donc c’est normal qu’il ait pénurie » - « Autrefois, quand une poule crevait on n’appelait pas bfm direct, tas de fumier et basta » etc…

 - « Les poules se nourrissaient seules dans les prés.... oui, mais à l’époque, on avait le droit de " réguler " les renards sans tomber sous les injures de soi-disant protecteurs de la nature qui, eux, ont fui la campagne » - « Elles ne meurent pas toujours de vieillesse ( le renard en a tué 29 plus une oie, il en a emmené que 2 ) chez une personne que je connais bien, élevage de poules en plein air pour œuf bio ... »

- « Il n'y a quasiment plus de vrai plein air, ils les bombardent d'arrêtés de grippe aviaire en les remettant dans les bâtiments ou sous filets avec parcours restreints ... » - « La pénurie est due à toutes nos normes, suspicion de salmonelle sur les murs d’un poulailler et on abat tout. »

Il est évident que la façon dont sont traitées les épizooties (abattage) est bien une cause réelle des difficultés actuelles, mais, en même temps, elle sert à justifier l’enfermement, donc les élevages intensifs dans des bâtiments. Comme autrefois on n’entendait pas parler d’épizooties, on le met sur le compte de l’absence d’informations. Effectivement, à ma connaissance il n’y a pas de statistiques disponibles sur la mortalité des volailles et autres animaux d’élevage autrefois. Mais alors, impossible d’affirmer que c’était comme aujourd’hui ! Puisque les normes d’hygiènes sont devenues drastiques, les mortalités devraient être rares, or c’est l’inverse, et ce, quels que soient les animaux élevés. C’est exactement la même chose pour les pandémies humaines (sauf qu’on n’abat pas les troupeaux humains !), et ce, dans les deux cas malgré l’expansion forcenée de l’industrie pharmaceutique, la principale bénéficiaire. La recherche des raisons n'est jamais mise sur la table publique, on se doute un peu pourquoi !

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Pas de différence entre les œufs suivant les élevages ?

« L’œuf a les mêmes éléments nutritifs, que ce soit de l’élevage de plein air ou à l’intérieur... » - « Des études ont été faites, aucune différence, tant du goût que de la qualité nutritionnelle. La seule différence est le bienêtre animal » - « Et je vous affirme que personne ne peut faire la moindre différence ! » - "Le mode de production n'a aucune influence sur le goût ! Quoi que vous disiez ! pour le reste... chacun voit comme il veut la couleur du jaune (l'échelle Roche) peut être modifiée à souhait par des colorants même naturels !! Ancien producteur d'œufs code 3, sacrifié pour le soi-disant "bien-être " animal !!!! alors que c'est le type d'élevage le plus sur sanitairement ! » - « Aucune différence, sauf que les œufs cages sont bactériologiquement plus propres que les œufs en plein air » etc.

On peut admettre que, psychologiquement, ceux qui élèvent quelques poules n’ont que l’impression qu’ils sont meilleurs. Sur la composition des œufs, si les études montrent qu’ils comportent les mêmes éléments, par contre, le pourcentage de ces éléments varie suivant le type d’élevage, en particulier sur la proportion d’acides gras oméga-3 et de Vitamines et minéraux, et surtout l’absence de résidus de pesticides et d'herbicides. Bon, mais dans ces échanges, il n’y avait pas de scientifiques !

 

. L’industrialisation de l’agriculture pour faire baisser les prix

- « L'industrialisation des productions agricoles a permis la réduction des coûts de production et la limitation des augmentations des prix de l'alimentation pour le consommateur. » - « Venir me faire des beaux discours en venant m'expliquer que le consommateur est prêt à acheter des œufs de poule en plein air bio, tout ça tout ça qui coûteront deux fois trois fois plus cher que les œufs dits d'élevage industriel est une vaste blague ! » Etc…  

- « Chez moi, une douzaine d’œufs au supermarché 3 €, directement à la ferme bio du village 4 €.  Pour une douzaine par semaine, vous n’allez pas me dire que la différence, 1 €, est à ce point insurmontable ! » - « Et le paquet de cigarettes est lui à plus de 10 € ! Et il augmente sans cesse, sans même provoquer de révolution !!! » Etc…

L’industrialisation, pour des productions massives, pas que pour l’agriculture, a toujours mis en avant la réduction des prix… sans jamais parler des profits… des actionnaires, et de ceux de tous les intermédiaires entre le producteur qui n’arrive plus à en vivre et les rayons des grandes surfaces.

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Les normes.

« J’étais avicultrice en poules pondeuses et j'ai tout abandonné. Plus moyen de produire, trop de normes. On étouffe et beaucoup d’autres ont fait ce choix. Quand je vois les commentaires sur les élevages de pondeuses, la mentalité n’a pas changé, toujours les mêmes âneries, et tant mieux pour vous si vous ne trouvez plus d’œufs produits en France. Bouffez des œufs polonais ou ukrainien, ils sont meilleurs… Vos commentaires, et ceux des autres, c’est la mort des élevages » - « Le problème avec la France c’est leurs règles et les poulaillers en cours de création sont arrêtés par des décisions de justice via les écolos ou le voisinage » - « Dans le temps il n’y avait pas toutes ces normes et les gens ne regardaient pas les dates de péremption », « Bientôt l’état va interdire les particuliers d’avoir un poulailler avec une amende pour risque de grippe aviaire »  etc…

Cela a été très évoqué. Tous les agriculteurs, et pas qu’eux, se plaignent des normes imposées (à cause de ces « écolos de merde » !) et que l’État se mêle de tout, contrôle tout. Cela ne date pas d’aujourd’hui et il est vrai que cela empire. Personne n’a réagi en disant que la plupart des normes ne gênaient pas tellement l’agriculture biologique.

Élevages intensifs pour manger français.

« Le jour où notre alimentation sera en grande partie produite ailleurs, nous deviendrons un pays à la merci des pays qui auront le pouvoir de nous affamer... et de nous asservir » - « Ne vous inquiétez pas, les œufs vont revenir dans les rayons comme la moutarde qui soi-disant manque. Dû à l’Ukraine. La moutarde est revenue plus chère bien sûr. Les œufs, ça va être pareil. Des bons œufs de batterie en direct de pays sans normes et seront vendus plus cher. J'adore la France. Vive la France, vive l'Europe, vive le Mercosur, vive le droit dans le mur » - « le jour où notre alimentation sera en grande partie produite ailleurs, nous deviendrons un pays à la merci des pays qui auront le pouvoir de nous affamer... et de nous asservir ». Etc…

Acheter français est devenu quasiment un slogan, qui d’ailleurs ne devrait être que du bon sens. Mais que la seule solution soit d’intensifier la production agricole industrielle me parait quelque peu simpliste. Ce qui m’a étonné, c’est que la géopolitique joue un rôle dans l’opinion, puisqu’à plusieurs reprises l’exemple de l’Ukraine a été cité !

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Peu importe ce que l’on pense, il est impossible de nier les difficultés des agriculteurs

- « Les lois européennes rendent ce type d'élevage impossible. Si vous ajoutez à cela la perte de plus de 3 millions d'agriculteurs, le système que vous souhaitez ne tient pas. Plus personne pour bosser dans les campagnes, des salaires de misère pour 70h par semaine. On bouffe juste la merde qu'on a voulue et on est tous responsables » - « J’étais avicultrice en poules pondeuses pendant 30 ans et j’ai tout arrêté. Je suis maintenant employée commerciale. Et je suis écœurée de voir les commentaires des gens »   etc…

Nous sommes effectivement tous un peu responsables… lorsqu’on a continué à élire les tenants de l’économie libérale du marché et du profit !

 

Lorsque des comparaisons pour défendre ou dénoncer l’élevage intensif dénoncent involontairement d’autres méfaits.

- « Les poules en plein air ont de belles surfaces extérieures !! Renseignez-vous bien, ils ont plus de m2 qu’un enfant en crèche !!! »

Eh oui, l’entassement des enfants dans les crèches, les écoles… c’est comme pour les poules : de l’élevage en batterie !

- « Les poules en plein air ressemblent énormément aux vacanciers qui prennent d’assaut les cités balnéaires l’été … »

Élevage de masse, tourisme de masse !

- « L’élevage en batterie, tout le monde trouve ça horrible, mais à Paris, les gens vivent comme ça »

Et la réponse : - « Battons-nous d’abord contre les batteries humaines (les appartements) »

- « Il faudrait que chacun ait son petit poulailler, même en lotissement, plutôt que des piscines chauffées et pergolas bioclimatiques »

Ce n’est pas faux… mais cela ne concerne que ceux qui ont les moyens d’avoir une piscine !

- « Une époque où il y avait peu de grandes villes et peu de gens qui vivaient dans des clapiers en béton sur plusieurs étages de haut et qui ne peuvent pas avoir de poulailler… il faut vivre avec son temps »,

Cela revient souvent : vivre avec son temps… donc accepter ce temps, sans chercher à le changer.

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Rats des villes contre rats des champs.

- « Vous ne supportez pas les cigales et les poules quand vous êtes à la campagne et vous voulez avoir un élevage comme autrefois » - « Le citadin a fait le choix d’une nourriture pas chère, d’une société de loisirs et de gadgets, qu’il assume maintenant. » - « il y en a même que le son de la cloche du bétail dérange... » - « Des citadins bobo en mal de nature qu'il ne faut pas emmerder, mais qui emmerdent les autres. » - « Les éleveurs de volailles ferment aussi parce que les gens n’en veulent pas à côté de chez eux ! » etc…

Les urbains en prennent pour leur grade, que ce soit de la part des défenseurs ou des détracteurs de l’élevage intensif ! Faut dire qu’il ne semble pas qu’il y en ait eu qui ont participé à ces échanges, tout au moins ils ne se sont pas signalés comme tels.

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Et ceux qui vont se faire qualifier de complotistes !

« C'est quand même bizarre cette pénurie juste au moment où i y a des millions d’œufs ukrainiens à importer ! » - « La pénurie est voulue pour que les gens achètent des œufs ukrainiens ou d'autres pays. » - « Pénurie créée de toutes parts pour faire augmenter le prix. » - « Pour le sucre, le beurre, la farine, ça a déjà fonctionné » - « Oui je crois aussi. La moutarde était cachée dans les stocks des entrepôts... Ou comment tester la population sur sa réaction face aux pénuries et pseudos "pandémies" organisées... »

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Pour conclure

« Il n'y a pas de problème, ce qu'ils veulent, c'est tuer les exploitations à taille humaine qui font vivre les territoires, pour après dire on ne produit pas assez, il faut des fermes usines... Moins de paysans, plus de primes, plus de 🤑🤑pour ceux qui restent. Mais pour combien de temps ? Il y a toujours plus gros, les terres seront vendues à des multinationales et nous aurons perdu la totalité de notre souveraineté alimentaire. Après, on a déjà perdu la souveraineté énergétique et nos industries. Tout va bien. »

 

 

 

 

 

 

 

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