L'éducation ou l'école au jour le jour

Réflexions pour une autre école, une autre éducation, sous forme de billets. L'école vue par un ex enseignant toujours parent, en complément au site "Une école du 3ème type" (http://perso.orange.fr/b.collot/b.collot/)

19 février 2009

PLUS de REFORMES : une REVOLUTION !

Lorsque manifestement une machine ne fonctionne plus et ne produit aucun des effets que l'on serait en droit d'attendre et au contraire accumule et multiplie les effets nocifs, on n'essaye pas de la réparer, on la change !

PLUS de REFORMES : une REVOLUTION !

- Un autre système éducatif

- Un autre système économique

- Une autre organisation et d'autres rapports sociaux

- Un autre système agricole

- Une autre démocratie.

Posté par bernard_collot à 10:47 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

Wouaffff !

Cette fois tu fais court et tu n'y vas pas avec le dos de la cuillère !
Mais quels autres... ?
Pour le système éducatif, à force de potasser ton site j'ai bien compris que tu as la capacité de proposer un autre chose. Tu l'as d'ailleurs fait dans "Du taylorisme scolaire à un système éducatif vivant".
Mais c'est sur les autres secteurs qu'il manque de nouvelles perspectives sur lesquelles un grand nombre pourrait se rejoindre ou au moins discuter. C'est ça peut-être le problème. On n'a plus de penseurs, de théoriciens, capables de sortir du paradigme qui les aveugle. Plus de Rousseau, Proudhon...
Pour s'engager dans la révolution, faut savoir où aller. Je serais d'accord pour aller vers les perspectives d'un autre système éducatif que tu traces (et en discuter). Mais sur le reste, c'est beaucoup plus flou, même chez les altermondialistes.

Posté par paulbert, 19 février 2009 à 11:01

C'est vrai, là, le programme est étendu, il va falloir trouver du monde pour se retrousser les manches et s'adonner avec cohérence à ce vaste chantier!
Je vieux bien apporter ma contribution pour ce qui est de la réflexion sur un "autre système éducatif".

Posté par Aline, 21 février 2009 à 10:03

Autre système économique

Pour ce qui concerne le système économique, certains y ont déjà réfléchi et tracé des pistes intéressantes. Je pense ici au modèle de l'économie participative de Michael Albert :

http://atheles.org/agone/contrefeux/apreslecapitalisme/index.html

Posté par Julien, 22 février 2009 à 14:59

..... à un détail près : une société est loin d'être une machine :-(... Et avec ce que je vois, de ce que je vis, de la tentation révolutionnaire en Guadeloupe, et ben, je ne l'appelle pas de mes voeux, c'est le moins que l'on puisse dire :-(..... On oublie trop souvent qu'aux révolutions succèdent systématiquement les périodes de terreur puis d'ultra-conservatisme........

Posté par Laurence, 22 février 2009 à 17:46

Plutôt qu'une révolution, je préfère une évolution... ne pas oublier que l'un des sens de révolution est "un mouvement qui revient à son point de départ"...

Posté par charlotte, 27 février 2009 à 07:59

revolution

Le problème c'est que le terme "révolution" est connoté si on n'y rajoute pas un qualificatif (révolution numérique apr exemple). Et au niveau des représentations il y a toujours du sang qui l'accompagne.
Evolution ne me convient pas parce que cela reste toujours une transformation dans la même logique.
Nos sociétés ne sont fondées que sur un imaginaire que l'on a intégré comme du réel. On peut dire aussi un paradigme social ou politique.
Les imaginaires des Montesquieu, Rousseau et autres ont bien provoqué un changement qui n'a été que relatif, probablement parce qu'ils étaient incomplets. Les imaginaire proudhoniens, entre autres, n'ont jamais été déclinés en agencement social et politique réel, mais ils ont existé. Les imaginaires de Marx et autres si. Bien que détournés en un autre imaginaire, finalement très proche de celui qu'ils voulaient remplacer, par les bolchevicks.
Je suis donc d'accord avec Paulbert. Il faut de nouveaux imaginaires à proposer et vers lesquels aller, sauf à penser que le changement se ferait naturellement. Difficile à croire vu les siècles passés.
Et je suis aussi d'accord avec Charlotte : on sait que l'on ne peut passer d'une logique à une autre brutalement, sans que cela soit sanglant et surtout sans que cela ne devienne une carricature où la vieille logique persiste et revient. Mais il me semble que cela ne peut se faire que si un autre imaginaire cohérent est en perspective. Plus qu'une évolution du système précédent, c'est alors une transition vers autre chose.
Inventer d'autres imaginaires qui paraissent plus satisfaisant pour le corps qu'on constitue tous (société !) et inventer simultanément des modalités de transistion.
A l'article de la mort, on n'hésite plus sur les médecines alternatives quand celle dont on avale les potions n'a pas le moindre effet que celui d'un anasthésiant de durée de plus en plus courte !

Posté par bernard_collot, 28 février 2009 à 20:01

PLUS de REFORMES : une REVOLUTION !

Oui, Bernard, une révolution "globale" : les cinq point que tu cites sont non seulement liés mais en inter-rétroaction comme dit notre ami Edgar Morin.
Cette révolution commence par un vrai nettoyage des mentalités, une sortie des paradigmes dont nous sommes imprégnés (voir les 2 petits ouvrages d'Alain Accardo, de notre servitude involontaire et le petit-bourgeois gentilhomme.)De nouveaux rapports sociaux, ça commence "à la base" par des rapports inter humains à refonder.
Il faut dénoncer l'intoxication des mentalités par l'usage généralisé du mot "crise" par les politiques et les médias. Une crise, c'est un mauvais moment à passer, et après, tout repart comme avant. Non, ce n'est pas une crise, mais un système qui est (enfin) à bout de souffle, qui s'effondre, qui réclame une mutation, d'abord dans les mentalités - d'où le rôle essentiel de l'éducation et pas seulement des enfants - Pour le reste, nos ne sommes pas démunis : il existe, depuis plusieurs décennies, des expériences d'économie solidaire en dehors des circuits d'argent - ou bien où la monnaie ne joue pas un rôle premier (les SEL, par exemple). Idem en agriculture (ex: les AMAP). C'est sans doute dans le domaine de la démocratie que nous sommes le moins avancés, parce que la démocratie n'existe que par les démocrates, et qu'on ne naît pas démocrate : on le devient par l'éducation. Retour au point de départ.
Je conseille le récent ouvrage du journaliste Hervé Kempf : pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Où il rejoint Accardo et redéfinit le mot de capitalisme qui ne se réduit pas à la sphère économique et financière, mais imprègne les mentalités.
Seul point faible du livre : il n'y est pas question du rôle de l'éducation. Là, il faut aller chez Edgar pour compléter.

Posté par Georges HERVE, 07 mars 2009 à 19:13

PLUS de REFORMES : une REVOLUTION !

Oui, Bernard, une révolution "globale" : les cinq point que tu cites sont non seulement liés mais en inter-rétroaction comme dit notre ami Edgar Morin.
Cette révolution commence par un vrai nettoyage des mentalités, une sortie des paradigmes dont nous sommes imprégnés (voir les 2 petits ouvrages d'Alain Accardo, de notre servitude involontaire et le petit-bourgeois gentilhomme.)De nouveaux rapports sociaux, ça commence "à la base" par des rapports inter humains à refonder.
Il faut dénoncer l'intoxication des mentalités par l'usage généralisé du mot "crise" par les politiques et les médias. Une crise, c'est un mauvais moment à passer, et après, tout repart comme avant. Non, ce n'est pas une crise, mais un système qui est (enfin) à bout de souffle, qui s'effondre, qui réclame une mutation, d'abord dans les mentalités - d'où le rôle essentiel de l'éducation et pas seulement des enfants - Pour le reste, nos ne sommes pas démunis : il existe, depuis plusieurs décennies, des expériences d'économie solidaire en dehors des circuits d'argent - ou bien où la monnaie ne joue pas un rôle premier (les SEL, par exemple). Idem en agriculture (ex: les AMAP). C'est sans doute dans le domaine de la démocratie que nous sommes le moins avancés, parce que la démocratie n'existe que par les démocrates, et qu'on ne naît pas démocrate : on le devient par l'éducation. Retour au point de départ.
Je conseille le récent ouvrage du journaliste Hervé Kempf : pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Où il rejoint Accardo et redéfinit le mot de capitalisme qui ne se réduit pas à la sphère économique et financière, mais imprègne les mentalités.
Seul point faible du livre : il n'y est pas question du rôle de l'éducation. Là, il faut aller chez Edgar pour compléter.

Posté par Georges HERVE, 07 mars 2009 à 19:48

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