schooling

On va dire qu’il y a école (schooling) quand ce sont des adultes qui dirigent des apprentissages, soit en instaurant et imposant des situations artificielles (pédagogies classiques), soit en provoquant et utilisant des situations concrètes (pédagogies actives).

L’avantage dans la famille, c’est la relation duelle qui permet à l’appreneur de mieux s’adapter à l’apprenant. L’avantage dans l’école et en particulier dans les pédagogies actives, c’est la dynamique du groupe (interactions et interrelations).

Les adultes gardent la maîtrise de l’organisation, en particulier celle du temps et des activités prévues dans ce temps.

Le schooling semble apporter une certaine sécurité… aux adultes, en particulier avec la prévision et la conduite qu’ils pensent pouvoir faire à propos des diverses acquisitions reconnues comme nécessaires. Il sépare les différents apprentissages. Il demande la connaissance et l’application, soit de méthodes, soit de pédagogies, mais il peut se référer à elles comme modèles.

 Le unschooling, c’est pas d’école, ni à l’école, ni à la maison. Les adultes ne dirigent et n’imposent aucun apprentissage. Ceux-ci sont induits par la vie dans l’environnement où se trouve l’enfant (la famille), où se trouvent les enfants (l’école). L’enfant ou les enfants sont maîtres de leurs « faire ». Les possibles sont infinis.

Les adultes ne sont pas inertes, ils ont un rôle important

- sur cet environnement incitateur et sa mise à disposition,

- dans l’aide qu’ils ont à apporter dans la réalisation des possibles,

- dans l’auto-organisation que nécessite le libre choix de l’activité parmi et/ou avec d’autres,

-  dans l’aide à la construction des outils (langages) qui s’avèrent nécessaires dans la réalisation de projets,

- dans l’incitation à prolonger les différentes explorations des mondes entreprises par les enfants,

- dans la réponse aux demandes (apprends-moi) ou aux sollicitations (aide-moi)

Ils aident à la mise en relation des multiples informations créées ou appréhendées par les enfants (c’est de la capacité de mettre en relation des informations qu’émerge la connaissance).

Leur position n’est plus la même. Ils sont observateurs et accompagnateurs, ce qui ne les empêche pas d’être incitateurs. Ils sont comme les enfants dans le tâtonnement expérimental permanent. Plutôt que de se focaliser sur les apprentissages eux-mêmes, c’est sur les conditions qui les favorisent qu’ils doivent se pencher. L’apprentissage, c’est toujours l’enfant qui en est la source et le maître.

Ce qu’il y a à vaincre, c’est l’incertitude, ce qu’il y a à accepter c’est l’imprévisibilité en même temps que d’en concevoir la richesse. Le unschooling ne peut se référer à un modèle, chaque entité (famille, école du 3ème type) crée son propre modèle suivant son contexte. Par contre sa référence est celle des principes devenus universels qui régissent la construction et l’évolution de tout système vivant.

 Le plus souvent, dans la famille ou dans l’école, le unschooling (les apprentissages devenus informels) est l’aboutissement plus ou moins rapide, plus ou moins complet, d’une transition pour que d’autres certitudes s’instaurent parce qu’elles se constatent. C’est sa seule difficulté.

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